48 INTRODUCTION,
ner l’espèce dans la plupart des cas; ces développemensnous conduiront à répondre aux objections que l’onpeut faire contre la définition que nous avons adoptée.
80. IL L’espèce, avons-nous dit (76), est fondéesur la composition chimique : tous les minéraux com-posés des mêmes principes, dans des proportions déter-minées, appartiennent à la même espèce.
81. La définition que nous avons donnée de l’espèce(76 et 80), est donc fondée en partie sur la détermina-tion des proportions dans les principes constiluans descorps. Ces proportions étant variables dans beaucoup decas, comme l’a prouvé M. Berthollet, notre définitiondevient vague, si nous ne pouvons donner des moyensde reconnoître les combinaisons, que nous regarderonsseules comme formant des espèces distinctes.
Nous n’avons encore aucun moyen de déterminerquelles seront les proportions que nous considéreronscomme types des espèces parmi les liquides, ni parmiles corps solides qui n’ont point de forme cristalline.Mais lorsque ces corps se présentent cristallisés, ilsindiquent, pour ainsi dire, une limite ou un pointfixe de combinaison , il paroit qu’ils ne sont plus sus-ceptibles de varier d’une manière notable dans la pro-portion de leurs principes, sans varier en même tempsdans leurs formes. Nous pouvons même dire que dansla nature la plupart des cristaux transparens , par con-séquent bien évidemment purs, qui dérivent d’unemême forme primitive, présentent dans leurs principesessentiels des proportions constantes ; la chaux carbo-natée cristallisée, la soude murialée, la baryte sulfatée,le plomb •arbonaté, le mercure sulfuré, le fer oxidulé etle fer oligîste même dont l’opacité pourrait dans quelquescas cacher l’impureté, paraissent composés des mêmesprincipes dans des proportions sensiblement constantes.
La forme de la molécule intégrante pourra doncnous servir à établir les limites des combinaisons quenous regarderons comme espèces, et nous définirons