INTRODUCTION. 6l
la présence d’un principe accessoire, ou même de latexture cristalline ou compacte d’un minéral. Nous neles considérerons donc que comme des variétés du troi-sième ordre, ou sous-variétés ; car la différence que laprésence ou l’absence d’une facette établissent entre deuxcristaux , n’a qu’une très-foible importance dans la na-ture. Ainsi on ne peut mettre sur le même rang, commevariété,d’une part la chaux carbonatée prismée, la chauxrarbonalée émarginée, &c. et de l’autre , la chaux car-bonalée saccaroïde, la chaux carbonatée craye, &c. Lebéril émeraude et le béril aigue-marine, ont certaine-ment entr’eux des différences plus importantes que n’enont ensemble le béril prismé et le béril éinarginé. Le feroxidé rubigineux diffère plus du fer oxidé hématite, que lefer oligiste basé ne diffère du fer oligiste binaire, &c. *.
109. 4 °. La couleur doit être regardée comme carac-tère de variété de second ou de troisième ordre , selonles circonstances. Lorsqu’elle appartient à de grandesmasses, qu’elle est intense, assez constante, et qu’elle estpar conséquent le résultat de la présence habituelle d’unprincipe accessoire , elle doit faire considérer connuevariété principale, ou comme sons-espèce, les minérauxqui en jouissent ; mais lorsque la couleur est fugace,lorsque ses nuances sont dues plutôt à des modificationsdu corps qui la produit, qu’à des proportions très-diffé-
1 J’ai donc considéré les cristaux comme formant une masse delous-variétés réunies par la propriété commune , de prendre uneforme régulière , et j’en ai fait une variété principale sous le nomgénéral de minéraux cristallisés. Je n’ai cependant pas toujours suivicette marche, parce quelle m'auroit quelquefois entraîné dans desdétails étrangers à l’objet de cet ouvrage. Lors donc que j’ai dûomettre absolument toutes les variétés de formes, parce que le miné-ral dont il étoit question ne présentoit aucun cristal remarquable,je n’ai pas jugé à propos d’étab'.ir un titre de division pour n’y rienplacer; je me suis contenté d'indiquer dans l’énumération des pro-priétés communes au minéral, la forme générale que présentent sescristaux en les décrivant d’une manière vague, mais néanmoinssuffisante pour en donner une idée.