EAU.
qu’elles déposent en stalactites sur tous les corps qui lesenvironnent '.
La plupart des eaux minérales sourdent des terreins G issemcnt.secondaires, par exemple des terreins calcaires mêlésde fer sulfuré, et principalement, selon M. Kirvvan,des couches schisteuses imprégnées de ces sulfures. Oudoit ajouter à ces deux sortes de terreins les pays volca-niques qui donnent naissance à beaucoup d’espècesd’eaux minérales.
Il est assez naturel de croire que ces eaux ont prisdans ces divers terrains les sels qu’elles contiennent,puisque les principes de ces substances y sont très-abon-dans , et sur-tout très-disposés à la combinaison. Ce-pendant on cite plusieurs exemples d’eaux minéraleschaudes qui sortent immédiatement du granité, dugneiss, ou d’autres roches que l’on regarde générale-ment comme primitives. M. Cordier a vu , près duCantal , des sources chaudes à -j- ioo degrés ceniig.,sortir d’une roche granitique. M. Link fait remarquerque les eaux de Caldas qui sont à -f- i5o degrés dutherm. C., que celles de Manteigas au pied de la Serrade Eslrella, enfin que presque toutes les sources d’eauchaude du Portugal , sortent du granité. Les eaux deVais près d'Aubenas, département de l’Ardèche , quicontiennent beaucoup d’acide carbonique , sortentd’une roche de granité, dont elles altèrent le felspath.
( Favjas . ) Celles de Saint-Laurent-des-Bains , mêmedépartement, qui ont une température de -f- degréscentigrade, sortent pareillement d’une montagne gra-nitique. Enfin les ejux chaudes de Wildbaad , dans lepays de Saltzbourg, prennent aussi leur source dans legranité ou dans le gneiss. ( Sciiroll. ) 11 paroît que toutesles eaux que nous venons de citer, et qui coulent dans lesein des roches primitives, sont simplement chaudes etne renferment point de matières salines.
1 On trouvera à l’article du quarta concrétionné , quelques dé-tails sur ces dépôts siliceux.
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