lot
ACIDE SULFÜRIQUË.
Ces filons renferment les pierres et les métaux les plusanciens, tels que l’étain , la topaze, &c. Des raisons ana-logues ont déterminé la place des autres acides. Mais sil’on vouloit les ranger suivant l’importance du rôle qu’ilsjouent dans la nature, on devroit les mettre dans l’ordresuivant : L'acide carbonique ; — l’acide muriatique ; —l’acide sulfurique ; — l’acide fluorique ; — l’acide plios-pliorique ; — l’acide nitrique ; — l’acide boracique.
Il est ou concret, ou liquide avec une consistance Caractère»,syrupeuse.'Dans l’un et l’autre état, il se reconnoît parune saveur acide brûlante, par sa propriété de préci-piter les sels de baryte en un sel insoluble. On le dis-tingue des sulfates avec excès d’acide, en le faisant éva-porer complètement. Ces sels, soumis à la même épreuve,laisseroient un résidu fixe et abondant, que ne laisse pasl’Acide sulfurique .
Cet acide a une si grande affinité ai%c la plupart Lieux,des productions minérales , qu’on a douté long-tempsqu’il pût se trouver isolé dans la nature. Cependant ilparoît certain que le professeur Baldassari l’a vu danscet état près Santa-Fiora, aux environs de Sienne ,dans des grottes de la petite montagne volcanique, nom-mée Zoccolino. Ces grottes sont tapissées de soufresublimé, et remplies de vapeurs d’acide sulfureux. Desconcrétions en forme de choux-fleurs pendent de leurplafond. Ces concrétions sont de l’Acide sulfuriquerendu solide par l’acide sulfureux qu’il dissout. Il ne peutplus agir sur les parois calcaires de ces cavernes, parceque, dès sa première action, elles ont été recouvertesd’une couche de chaux sulfatée, qui n’est point atta-quable par l’acide sulfurique. On a reconnu , au moyend'opérations chimiques très-simples , que les efflores-cences salines de ces grottes ne pnuvoient appartenir àaucun sel sulfurique avec excès d’acide.
H