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Tome premier.
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ï48 SELS ALCALI NS.

très-nets , d’environ un centimètre ; ils sont enveloppéset comme réunis par une matière grasse. 2 0 . Le Boraxdu, Bengale ou de Chandernagor, en gros cristaux arron-dis ; ils sont plus secs que les précédens, et quelquefoisenveloppés de feuilles. 5 °. Le Borax de la Chine , demi-rafiné, plus limpide et plus pur que les précédens.

Ces differentes sortes de Borax ont besoin d’être pu-rifiées avant d’être employées. Pendant long-temps lesHollandais ont possédé seuls les moyens de l’obtenir engros cristaux.

M. Valmont de Bomare assure qu’en suivant la mé-thode que nous allons décrire, ils obtiennent 80 pour §de Borax purifié.

On lave ce sel pour en séparer les corps étrangers, onle dissout dans l’eau chaude, et on passe la dissolutionau travers d’un tamis. On l’évapore , ainsi clarifiée, dansdes chaudières de plomb , et lorsque la liqueur est suffi-samment concentrée , on la verse dans de grands creu-sets entourés de paille, afin qu’elle s’y refroidisse lente-ment et qu’elle donne par ce moyen des cristaux plusgros. Celle cristallisation dure vingt jours. — M. Vauque-lin fait observer que par ce moyen on est loin de retirerles quatre cinquièmes du Borax employé, mais qu’ilfaut décomposer par la chaux la matière grasse qui envi-ronne les cristaux, et qui est un savon à base de soude.

On voit que l’histoire de ce sel, depuis sa formationjusqu’à sa purification, est accompagnée d’incertitudes.

Le Borax sert dans la docimasie et dans l’orfèvrerieà faciliter par sa grande fusibilité la fusion des métauxque l’on veut examiner ou souder. On l’emploie lorsqu’ila déjà été fondu , afin qu’en se boursoufflant il ne dé-range pas les petites pièces que l’on veut souder. — Ilsert, dans quelques verreries, à faciliter la fusion duverre ; on en met environ cinq hectogr. par pot. Uneplus grande quantité donneroit au verre une teintejaune. — Il sert de fondant aux couleurs et à l’or qu’onapplique sur la porcelaine.