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Tome premier.
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CHAUX SULFATÉE. 1 83

rend à la Chaux sulfatée son eau de cristallisation. Lors-que la quantité deau quon ajoute au plâtre est à-peu-près égale au volume du plâtre employé , ce liquidene tarde pas à être absorbé ; le plâtre se prend alorsen une masse solide. On observe quil se produit dansce moment une certaine quantité de chaleur due au ca-lorique que leau abandonne en passaut de létat liquideà létal solide. On observe aussi que le plâtre se gonfle ,sur-tout sil est pur : cest leffet qui accompagne ordi-nairement les cristallisations confuses. Aussi les ouvrierssont-ils forcés dajouter au plâtre diverses poussières,comme de la cendre, etc., lorsquils veulent diminuerce gonflement, dans le cas il deviendroit nuisible àleurs travaux. Le plâtre trop cuit et celui qui est restélong-temps à lair, perdent la propriété de se gâcher. Ilparaît que le premier a éprouvé une demi-vitrificatiou,et que le second a repris peu à peu son eau de cris-tallisation.

La chaux carbonatée mélangée naturellement auplâtre , comme dans la pierre à plâtre de Montmartre ,ajoute à sa qualité en le faisant participer de quelques-unes des propriétés des mortiers. Ce plâtre est beaucoupplus ferme que celui que lon fait avec de la Chaux sul-fatée pure ; mais celui-ci, plus fin et plus blanc, esttrès-propre pour les objets de sculpture que lon couledans des moules.

Le plâtre sert, dans plusieurs pays, à amender lesterres, principalement les terreins trop humides, danslesquels on veut cultiver du trèfle.

On fait, avec le plâtre, un enduit particulier dungrain très-fin, susceptible dètre diversement coloré etde recevoir un poli très-beau : on le nomme stuc. Onprend du plâtre choisi et cuit avec soin ; on y ajoute ,en le gâchant, une proportion convenable de colle deFlandre ; on y introduit, en lemployant, les couleursquon veut lui donner, et qui ont été broyées à leau.Lorsque lenduit fait avec ce plâtre est sec, on le polit,