CHAUX CARBONATEE. 187
très-sensiblement plus forte dans le rapport de 9 à 7 aumoins. Enfin, la dissolution de Chaux carbonatée dansun acide, est précipitée par l’oxalale d’ammoniaque enun sel absolument insoluble : caractère que n’offrentpoint les substances que nous venons de citer.
L<a Gliaux carbonatée suffisamment déterminée parles caractères qu’on vient d’indiquer , présente encored’autres propriétés qui, pour être moins apparentes oumoins générales , n’en sont pas moins importantes.
Elle n’est pas sensiblement dissoluble dans l’eau , àmoins que ce liquide ne contienne de l’acide carbo-nique en excès ou du gaz hydrogène sulfuré.
Elle se trouve fréquemment cristallisée dans la nature,et ses cristaux sont faciles à diviser dans le sens de leurslames, qui sont très-apparentes. On peut donc obteniraisément la forme primitive de ce sel : c’est un rhom-boïde obtus , dont les angles sont de 10 t d -j et 78' 1 j.
Lorsque ce sel pierreux est transparent et homogène,il permet d’observer avec facilité le phénomène de laréfraction double , qui est ici très-sensible; il suffit deregarder un objet à travers deux faces parallèles durhomboïde primitif.
Il y a encore quelques autres propriétés communes àplusieurs variétés de Chaux carbonatée. Ce sont :
i°. La phosphorescence ; on la remarque non-seule-ment dans la Dolomie et dans les marbres statuairesantiques, mais encore dans quelques variétés de Chauxcarbonatée compacte, et même de Chaux carbonatéegrossière des environs de Paris . Les unes manifestentcette propriété par le frottement, et la font voir mêmesous l’eau : telles sont les pierres calcaires des valléesdu mont Somma , près du Vésuve . ( Bbeislak .) D’autre»sont phosphorescentes sur les charbons ; telles sonttoutes les pierres calcaires deCaslellamare dans les Apen nins , soit qu’elles contiennent ou non des débris decorps marins. ( I) r Thompson. )
a°. L’effervescence lente; elle s’observe dans de» va-