CHAUX CARBONATEE. I yA
entières. Les joints qui séparent ces bancs sont à peinesensibles. La plupart des géologisles les regardent commeappartenant exclusivement aux terreins de cristallisa-tion , et comme étant d’une formation contemporaine àcelle des gneiss , des porphires , &c. En effet les bancs deces pierres calcaires alternent avec ceux des roches quenous venons de nommer ; ils sont inclinés comme eux,et se trouvent absolument dans les mêmes circon-stances. Les Alpes , et sur-tout les Pyrénées , offrentde fréquens exemples de cette disposition. Ainsi onvoit au pic du midi de Bagnère, dans les Pyrénées , descouches verticales de Chaux carbonatée saccaroïde alter-nant avec des couches de granités. (Rémond.) On latrouve sous du porphyre à Inverary, en Ecosse , &c.
( Faujas. ) Enfin cette pierre calcaire ne renferme jamaisaucun débris de corps organisés •, très-différente en celades marbres proprement dits, qui sont quelquefois en-tièrement composés de madrépores ou do coquilles.
Dans les arts on donne à ces pierres le nom de marbre Usag«ssalin , marbre blanc , marbre statuaire. Elles sont eneffet employées de préférence par les sculpteurs; et lesanciens ont donné à leurs diverses qualités des nomsparticuliers.
Les marbres statuaires les plus célèbres, sont : lemarbre de Parcs , appelé par les anciens Lychnites ;c’étoit le plus estimé ; il a de la transparence ; son grainest assez gros ; ses carrières étoient situées dans les îles deParos , de Naxos et de Tenos ; on dit qu’elles n’en four-nissent plus. Les célèbres statues de la Vénus de Médi-cis, de la Vénus du Capitole, de la Pallas de Velletri, &c.sont de ce marbre. — Le marbre appelé pentêlique,dont les carrières étoient près d’Athènes , sur le montPentélès; il est traversé de quelques couches ou veinesverdâtres,ou plutôt grises, et communément micacées; ilporte vulgairement le nom de cipolin statuaire. La têted’Alexandre, le Bacchus indien, le Torse , la statue d’Es-culape, la tête d’Hippocrate, &c. &c. ont été faits avec