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ment cristallisés ou confusément ou régulièrement ; sescristaux sont souvent très-gros, et presque toujours d’unenetteté remarquable. Sa forme la plus ordinaire est lecube. C’est une forme secondaire produite par un dé-croissement , par une seule rangée de molécules au-tour des angles. La forme octaèdre est une des plus rares.Les formes intermédiaires entre le cube et l’octaèdresont assez communes.
Les couleurs de cette substance sont éclatantes et très-variées : les principales sont le violet, le bleu , le verd ,le jaune, le rose, le violet-noirâtre : on a donné à cesvariétés les noms des pierres gemmes auxquelles cosmêmes couleurs sont censées appartenir ; ainsi on les anommées fausse améthisle, faux saphir , fausse éme-raude fausse topase , faux rubis. Parmi ces variétés,il en est une violette de Sibérie , qui, jetée sur les char-bons enflammés, ne décrépite pas, mais donne unebelle lumière verte. On s’est hâté d’en faire une espècesous le nom de chlorophane.
M. Pallas a fait connoitre une autre variété de Chauxflualée de Catherinbourg ; elle est d'un violet pâle ,tacheté de verdâtre : ses fragmens sont tellement phos-phorescens, que la chaleur de la main suffit pour leurfaire jeter une lueur blanchâtre; celle de l’eau bouillantedégage une lumière verte , et celle d’un feu plus actifleur donne un bleu dont l’éclat lumineux s’étend àquelques centimètres.
La Chaux flualée en masse à cassure laminaire, estassez commune: elle est quelquefois concrét’onée- K c’est-à-dire, formée de zones et débandés parallèles: on l’anommée albâtre vitreux. On en trouve dans presquetous les pays.
La variété octaèdre couleur de rose se trouve aux
1 M. Patrin fait remarquer que les Émeraudes de basse qualitéque l'on apporte d'Amérique , sous le nom d’èmeraudcs morillonsnègres-cartes , sont de véritables émeraudes «t non de la Chauxtluatéc.