DU MINERAI. RAVAGE. 31 f
élevés de 5 décimètres ; elles sont inclinées d’environ4 décimètres. A leur chevet 1 est placée une espèce d’auge(B) ou de boîte sans rebord du côté de la caisse, et surlaquelle on met le minerai à laver. Le minerai qu’onlave dans ces caisses vient ordinairement des premierscanaux du labyrinthe du bocard ; il est trop fin pourêtre lavé au crible, et encore trop gros pour être lavésur les tables. Au-dessous de cette auge passe un con-duit (a) qui verse par-dessus le rebord (è) du chevet dela caisse, une nappe d’eau qui peut s’écouler par destrous percés dans le rebord (c) du pied de la caisse. Lelaveur jette sur la table une partie du minerai placédans l’auge ; il ramène vers la tête de la table avec unrouahle le minerai que l’eau entraîne, de manière qu’iln’y ait que les parties terreuses et le minerai fin quisoient enlevés. Ces parties se déposent, selon l’ordre deleur pesanteur spécifique, dans les canaux (C) , ou laby-rinthes, qui font suite à ces caisses.
On voit que ces diverses opérations tendent à séparerle minerai non-seulement en gros sable de minerai eten sable fin, mais encore à diviser ce dernier en mineraifin et pur, et en minerai fin, mais impur.
Pour parvenir à la séparation la plus complète duminerai et des matières terreuses , il faut laver encorele minerai fin sur des tables où le courant d’eau moinsrapide opère plus complètement, mais aussi plus len-tement , cette dernière séparation.
Il y a plusieurs sortes de tables à laver , qui sont em- Sur les t «ployées, ou successivement, pour la même espèce de itr3 ‘minerai, ou séparément, selon le minerai que l’on a àtraiter, et d’après la confiance qu’on leur donne. Nousles diviserons en deux classes principales. La première
1 Nous nommerons chevet ta partie bante , et f i'.d , l’extrémitébasse des tables à laver. Nous passons par-dessns les détails de l'in-troduction de l'eau, du tarage, et des antres manipulations. On s»sert de ces caisses à Poullaonen, au Hartz , Stc.