512 préparation mécanique
renferme les tables fixes ou dormantes. Ce sont en effetdes tables à rebord [pi. <3,fig. 4, l, II), longues d’en-viron 4 à 5 mètres, larges de i5 à 18 décimètres , et de12 à i5 centimètres d’inclinaison. A leur tête est placéeune planche triangulaire à rebord (A). On fixe enface de l’angle du sommet une petite planche (a) quine le remplit pas , et sur chaque côté un rang depetits prismes (bb) triangulaires en bois; cet espace senomme la cour. Au-dessus est placée obliquement lacaisse qui renferme le minerai à laver et encoreau-dessus passe le canal (T)), qui conduit l’eau surce minerai , le délaye, l’entraîne et le répand sur lacour ; l’eau , qui le chasse , est d’abord divisée en deuxfilets par le prisme du milieu , et ensuite en plusieursfilets par les prismes triangulaires, ce qui forme unenappe d’eau qui s’étend sur la table en emportant lesparties les plus légères. Pour que cette séparation sefasse le plus exactement possible, le laveur ramène leminerai avec un rouable vers la tête de la table ; enfinl’eau chargée de particules terreuses , se rend dans lescaisses (G) et les canaux (H) placés au bas de la table.La boue des premiers canaux est reprise pour êtreprivée par un dernier lavage des particules métalliquesqu’elle peut encore contenir. La poudre ou farineminérale lavée par ce moyen porte le nom de schlich.
On couvre quelquefois ces tables de toile ou de drap.On a employé sur-tout ce moyen pour les minerais quirenferment de l’or, parce qu’on a pensé que les fils dudrap ou de la toile retiendroient plus sûrement lesparticules les plus fines de ce métal; mais il paroît quece moyen ne mérite aucune confiance, et qu’il produitmême un schlich très-impur.
On emploie dans certaines mines (au Hartz, &c. )des tables, dites à balais ( pl. /s, fig. 4, I, II ). Vers la
1 Elle n’est point dans la figure que uous employons , et qui appar-tient particulièrement aux tables à balais qu’on va décrire.