F E R.
L.«8 procédés sont très-différens de ceux que nousavons décrits, et sont dus à MM. Cort et Purnell,anglais . On fait d’abord subir à la fonte une nouvellefusion dans des affineries ordinaires , chauffées avec dela houille épurée ; elle y éprouve un commencementd’affinage, et passe à l’état de fonte blanche. Cette fonte,réduite en petites masses, est placée sur l’autel d’un four-neau à réverbère chauffé avec de la houille naturelle ;elle fond et bouillonne, et lorsqu’elle est en parfaitefusion , on remarque à sa surface de petites flammesbleues qui sont dues à la combustion du carbone. On jettesouvent du sable et des morceaux de houille sur ce bainde fonte, afin de Faciliter la formation des scories : onbrasse alors la fonte avec un ringard, et on réunit en troisou sept loupes le Fer , qui se revivifie. On place ces loupessous un lourd martinet, qui pèse 5 à 600 kilogr., et onles cingle. Dans d’autres usines, on opère cette premièreépuration du Fer , en passant les loupes entre des cylin-dres cannelés qui font suinter les scories qu’elles renfer-ment. Les cannelures vont en diminuant de profondeur,et on passe la loupe par chaque cannelure successive-ment, en commençant parla plus grande, et finissantpar la plus petite. On reporte les loupes, ainsi cinglées,dans un fourneau à réverbère plus grand que le pre-mier ; et lorsqu’elles sont rouges, on les passe de nouveauentre deux cylindres cannelés, qui leur donnent la formede barres aplaties.
On les refend en plusieurs barres ou baguettes, dansun atelier particulier qu’on nomme fenderie. Pourfaire cette opération avec promptitude et économie,on fait rougir ces bandes, et on les passe d’abord entreles cylindres d’un laminoir , qui les amincit et lesaplatit ; on les fait repasser de suite entre d’autrescylindres armés de coupans qui s’engrènent i’un dansl’autre, et qui séparent la bande de Fer en autant debarres ou de baguettes qu’il y a de taillans sur cescylindres.
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