ARGILES PLASTIQUES. 119
Il est par conciles assez minces, et, dans celle dernière loca-lité, il 11’a qu’un demi-mètre d’épaisseur.
92. O11 ne le voit pas, dans notre département, accompagnédu succin , qui est abondant è Noyers (Eure ), et plus rare àAuteuil près Paris , et dans les lignites de l’Oise .
Ce succin est, à Noyers , en morceaux de la grosseur d’unpouce cube environ. Une des surfaces est souvent mamelonnée,tandis que l’opposée offre l’empreinte et même les restes del’écorce ;i laquelle il adhérait. Il est de diverses nuances dejaune, et passe au rouge.
Quelques échantillons sont laiteux, et l’on y voit alors presquetoujours des vacuoles. Enfin , il se présente parfois en couchesentre le lignite et son écorce. On en a fait tailler un fragment,que l’on ne peut distinguer de l’ambre jaune du commerce.
Nous devons ajouter que c’est dans une argile plastique, maisdont l’époque u’est pas déterminée , que-gît aussi le succin desenvirons de Kœnigsberg ( Prusse ). Les flots le détachent dela masse argileuse qui l’enveloppe , et il est rejeté sur la côteou bien dragué par les pêcheurs. Ce sont des Arméniens quiachètent ordinairement le privilège de cette pêche : ils l’envoientà Constantinople , où l’on en fabrique des bijoux, et surtout desbouts de tuyaux de pipes.
q 3 . Nous avons lait voir que l’argile plastique est aussi ungissement de débris d’animaux, et nous avons dit à (fuels genresse rapportaient ces débris , que l’on n’a pas encore observésdans la Seine-Inférieure ; ce serait une preuve, négative à la