TROISIÈME PARTIE.
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plastique qui est au-dessous du pliare de Varengeville , serait-ilpossible d’assigner une époque à la séparation de l’Angleterreet du continent.
102. A Rocquemont , les grès forment des niasses aplatiesexploitées à ciel ouvert, dans une argile sableuse et rougeâtre, àcinq ou six pieds de profondeur. Ils sont là par couches discon-tinues de trois à quatre pieds d’épaisseur. Ces mêmes grès sontencore exploités dans l’espace formé par une ligne tirée de Canyà Fontaine-le-Dun et le bord de la mer, dans Saint-Valéry,Blosseville, Veules , Veulettes, Saint-Pierre-le-Vieux, etc.
Les erès sont encore abondants entre Bolbec et Saint-Antoine,
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où, comme disent les ouvriers, les grès annoncent les sables.
On les voit aussi dans la l’orèt au-dessus de Torcy , et dansbeaucoup d’autres localités.
10 3 . Les grès, dans le département, sont employés au pavage,et ceux des carrières de Rocquemont approvisionnent Rouen ;cette ville en tire cependant aussi de Triel et de Meulan , qui sontsuperposés au calcaire grossier. Le mille de pavés, pris à lacarrière de Rocquemont, coûte i 3 o fr.; à Varengeville , la fenteet l’essemillage reviennent à 110 fr. ; à Varneville , à Saint-Victor, i 4 o fr., y compris 3 o fr. pour sondage et déblais; dansles carrières littorales de Claville et l’aluel, 240 fr. Au port deFée amp, ils valent 290 fr., et, rendus au Havre , 325 fr.
Ces grès sont aussi employés comme pierre de taille pour lesconstructions. Les arêtes et les chaînes de la plupart des églisesdes environs de Dieppe sont tirés des roches tombées au bord de