POUDINGUES. J 35
Villetertre (Oise ). M. Constant: Prévost connaît: encore d'antres• exemples de ce gissement (les environs de Melon et de Fontaine bleau , sur le calcaire siliceux), qui s’explique facilement par lahauteur à laquelle ces poudingues se rencontrent sur les plateauxde craie. Les bords du grand bassin de craie qui soutient les di-verses couclies tertiaires des environs de Paris , étant plus élevésque la plupart des plateaux du calcaire grossier, il est très pro-bable que les derniers cours d’eau qui ont déposé la superficiedu sol en ont amené les matériaux des plateaux oit la craie estrecouverte par le terrain superficiel qui lui est propre, et dontces poudingues sont un des éléments.
106. En faisant des fouilles dans les marais qui entourent: leHavre , on a découvert plusieurs pierres dont la forme était or-bieulaire et percées d’un trou central. Ce sont des poudingues,qui ont été ainsi travaillés par les Romains; et la découverte demeules semblables à Lillebonne , à Dieppe et dans d’autres lieuxoù les Romains ont habité, ne laisse aucun doute sur leur ori-gine et leur destination. Les Romains se sont aussi servis, pourle même objet, d’arkoses; mais les meules fabriquées avec cettedernière roche ont été apportées de loin. Elle ne se rencontreque parmi celles du Cotentin , de la Bourgogne et de l’Auvergne .O11 pourra, par la suite, par le rapprochement de ces meulesavec les arkoses de ces localités, reconnaître les carrières queles Romains en exploitaient pour cet usage.