BRÈCHE CRAYEUSE. 187
le haut des falaises ( Fécamp et Varengeville ), d’où elle tombefréquemment sur le rivage. Elle règne sur le flanc des vallonsdes environs de Cany, de Dieppe , de la ville d Eu et deMeulers.
La partie supérieure du banc est, en général, dure et com-pacte , tandis que la portion inférieure se désagrège facilement.Ces bancs paraissent quelquefois tombés de plus haut, sortis deleur position horizontale et brisés. Il est rare d’en pouvoir suivreun dans sa position primitive, sur une étendue considérable.
Le ciment qui réunit les fragments de la craie est composéde concrétions mamelonnées et quelquefois spathiques; il est,en général , plus dur (pie la craie blanche. Dans ce ciment,nous n’avons aperçu aucun fossile ni aucune portion de végé-taux; mais son mode de formation, cependant, admet la pos-sibilité d’en rencontrer. Les fossiles que l’on remarque dans labrèche sont contenus dans les morceaux de craie, et appar-tiennent aux fossiles qui caractérisent celle formation.
Dernièrement, M. Gustave Fourmont a rencontré, dans unemasse qu’il rapporte à la brèche crayeuse, des fragments debois carbonisé. Cette masse est située à Trie (Oise ), dans uneposition analogue à celle de la brèche crayeuse.
108. Les rapports de celte brèche avec la craie sont évidents,puisqu’elle est formée de ses débris ; mais il n’est pas facile d’é-tablir ceux qui la lient au terrain qui recouvre la craie. Elle/est toujours, dans le département du moins, placée sur la craie,«ans antre partie intermédiaire que ses propres fragments désa-
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