BRÈCHE CRAYEUSE.
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sant dépôt de calcaire d’eau douce et de silex, et, dans l’ile deYYight, par l’argile plastique; il ne peut admettre que son ori-gine ne soit pas toul-à-fait contemporaine des terrains remaniésde la craie.
109. Les puits cylindroïdes qui traversent les couches supé-rieures de la craie sont dans les mômes circonstances, quant audépôt qu’ils contiennent. Ces puits semblent avoir été creuséspar les eaux, qui se sont fait jour d’en haut à travers les couchesde craie, et qui ont entraîné des sables, des argiles, des frag-ments de craie , et surtout des silex pyromaques du terrainsuperficiel. (P/, xi.)
Ces puits sont de formes diverses. On les voit, comme de longstuyaux d’un, deux ou trois pieds de diamètre, dont les paroissont usées par le passage des eaux, descendre perpendiculaire-ment à travers les escarpements, ou s’arrêter à diverses profon-deurs. D’autres ont un diamètre irrégulier, qui s’élargit, descendobliquement ; et les eaux qui les ont creusés ayant rencontré descavités naturelles, ils offrent l’aspect d’une section de la galeried’une mine. Les falaises de Dieppe à Fécamp en offrent de nom-breux exemples, à divers points de leur hauteur. (P/, xu, n° 2.)
A la superficie des plateaux, il existe encore des portions dé-primées du sol où les eaux se perdent; dans la cité de Limes,près de Dieppe , on remarque un de ces entonnoirs où se rendentles eaux pluviales, et dont l’extrémité inférieure doit aboutir enquelque lieu de la falaise ou au-dessous du niveau de la mer.
C’est dans un puits de celte espèce que M. Brongniart a