i5o TROISIÈME PARTIE.
des eouclies de terre à foulon ( argile smectique ) ; nous n’yavons rencontré, dans le département, qu’une marne douce,de couleur brune, qui y occupe de petites veines minces, à Gouyet dans les souterrains du cluUeau de Robert-le-Diable.
Quelques-unes des agates (silex calcédonieux) qui se trouventparmi les galets du Havre , viennent de la craie, principalementde l’assise inférieure, la craie glauconieuse. À la côte Sainte-Catlierine, ce silex calcédonieux est répandu dans la masse enfilets entre-croisés, qui offrent des teintes noires et rouges; et,dans quelques parties où il y a des vides, la surface mamelonnéeles rend dignes d’orner les cabinets de minéralogie.
Selon M. Defrance ( Tableau des Corps organisés fossiles ") , ontrouve, dans les couches de la craie, soixante-dix-neuf genresen polypiers, stellérides, échinides, crustacés , amiélides, ser-pulées, coquilles bivalves, coquilles cloisonnées, poissons, rep-tiles, végétaux, et relativement peu de coquilles univalves ; maisdes découvertes récentes ont augmenté le catalogue des fossilesqui se rencontrent dans cette formation.
Les échinides se montrent sous deux aspects divers : dans leterrain superficiel de silex épars , ils sont convertis en silexblond ; dans la craie, en silex noir pareil à la masse de cettesubstance ù laquelle ils adhèrent ; ou bien on trouve le mouleen craie, et le tôt converti en un spath calcaire qui se briseen lames rhomboïdales.