i8o TROISIÈME PARTIE,
parsemé d’individus isolés. Il est assez difficile d’extraire de lagangue des échantillons bien complets. Les turrilites y sontempâtées par tronçons au plus de quatre tours de spire, etla bouche est fort rarement conservée. Il en est de même decelle des ammonites et des nautiles. Les mordes de ces mollusquessont parfois enduits d’une matière grasse, de couleur verte’, quise rapproche de l’argile. Les coquilles de cette famille, dont lesanalogues vivants sont très rares, avaient un tôt remarquablementmince, que l'on trouve quelquefois avec ses couleurs nacrées.Le moule intérieur, que l’on rencontre plus souvent, a été formépar la substance même de la roche : l’on remarque que cettemasse, modelée dans l’intérieur de la coquille, contient d’autresfossiles, comme aussi des cailloux calcaires fort durs, de couleurfauve, anciens galets de la mer où la craie s’est assise. Sur letêt de la plupart de ces mollusques se sont attachées des spirales,des huîtres et d’autres coquilles.
Ces circonstances prouvent que la formation de la craie s’estassise sur un fond de mer sableux, où dominait le silicate defer chloriteux, et où les animaux des mers antérieures avaientlaissé leurs dépouilles.
Les fossiles si remarquables de la cùle Sainte-Catherine ontété signalés autrefois par plusieurs auteurs, entr’autres pard’Argenville, dans lu troisième partie de son Oryctologie, Essai surVJlistoire naturelle des Fossiles qui se trouvent dans toutes lesProvinces de France, p. /j OÜ - Les renseignements relatifs auxlocalités de la Normandie lui ont été fournis par M. Lecat,