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la sur face coucave et à environ un huitième de la longueurfocale de l’objectif, il plaçait un diaphragme de 0 m 051 (2pouces) de diamètre.
L’objectif employé par M. Daguerre est périscopique etachromatique. Mais ce n’est pas ici qu’il faut chercher le génieinventif du peintre du diorama, car cette combinaison étaitconnue et l’on avait construit des verres semblables bienavant l’apparition du Daguerréotype .
Toutefois, bien que cet objectif produisît des images sa-tisfaisantes , on pouvait concevoir l’espérance de les rendreplus nettes et surtout plus lumineuses. N’était-il pas en quel-que sorte pénible de voir une lentille de 0 ra 081 de diamè-tre garnie d’un diaphragme qui n’avait que 0 m 027 d’ou-verture. En effet, on employait un objectif que ses dimen-sions et sa pureté rendaient fort cher, et, loin de profiter detoute sa puissance, on se voyait contraint à la limiter. Ondétruisait en partie, il est vrai, l’aberration sphérique, maisfallait-il pour cela diminuer l’énergie de l’action lumineuseet rendre les images ternes et obscures? De prime abord,nous fûmes frappés de ce vice de construction, aussi pou-vons-nous dire que dès l’instant où le secret si désiré de laphotographie fut livré au public, nous nous mîmes à l’œuvrepour perfectionner la partie optique de l’appareil. Nos re-cherches ne furent pas infructueuses, car en 1840, nousprésentions à la Société d’encouragement un objectif à deuxverres achromatiques, au moyen duquel on obtenait plus denetteté, un champ moins étroit et une exécution plus rapide.Mais il restait encore une difficulté à vaincre. Les images sontrenversées dans la chambre obscure et, pour remédier à cetinconvénient quelquefois fort grave, on avait eu recours àl’ancien procédé qui consiste à placer devant l’objectif uneglace inclinée à 45°, qui reçoit l’image, la renverse et latransmet à la lentille. Cette dernière, tout en la renversantde nouveau, la redresse de fait, puisque la seconde inversion