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corrige la -première* Mais on sait depuis long-temps queles glaces étamées produisent une double réflexion, qui oc-casionne une grande déperdition de lumière. Néanmoins cen’est pas le vice le plus grave de ce genre de réflecteur. Sila glace est parfaitement parallèle, les deux images pour-ront se superposer et n’en former qu’une seule sur l’écrande la chambre obscure ; mais il est presqu’impossible de con-struire une glace dont les surfaces soient équidistantes danstoute leur étendue et l’on conçoit sans peine que dès lors, lesdeux images réfléchies ne pourront se superposer et que lesobjets projetés sur l’écran, ne s’y peindront jamais avec unenetteté parfaite.
Aujourd’hui, l’on ne saurait songer à remplacer les glacespar les miroirs métalliques, ces derniers réflecteurs sont d’unprix trop élevé, moins lumineux, et l’on sait qu’ils s’altè-rent trop facilement pour qu’il soit possible de les associerau Photographe (1).
Nos prismes ménisques et achromatiques ne trouvaientpas ici leur application ; les premiers, parce que leurs cour-bures pouvaient nuire à l’effet de l’objectif, les seconds, enraison de la difficulté que présente leur construction et sur-tout de leur prix élevé. Restait donc le prisme rectangle quenous appliquâmes d’abord au devant de l’objectif, puis en-tre nos deux lentilles achromatiques et que nous avons en-fin reporté en avant, mais après lui avoir fait subir une mo-dification assez importante. Aujourd’hui notre réflecteur estun prisme rectangle dont l’hypothénuse est étamée. Lesanciens réflecteurs prismatiques donnaient tous naissance àune bande bleue qui était assez sensiblement reproduite surl’épreuve ; cet effet est complètement détruit par l’étamage.
(1) L’action de l’air, la nécessité où on sc trouve d’essuyer fré-quemment le réflecteur et surtout les plus légères vapeurs d’iodedétruiraient promptement le poli du métal,