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Notre prisme a été présenté à l’Académie des sciences , letid juillet 1841.
Restreinte d’abord à la reproduction des objets inanimés,la Photographie devait bientôt voir s’étendre son domaine ;on cherchait ardemment le moyen d’obtenir des portraitsphotogénés; assez long-temps, les tentatives furent vaines.Enfin, on pensa qu’en raccourcissant le foyer de l’objectif,on parviendrait à concentrer des rayons plus énergiquessur la couche sensible. Si le succès couronnait l’expérience,on n’avait plus à craindre les mouvemens du modèle fatiguépar une trop longue immobilité, et cette raideur désagréable(lui détruit en grande partie la ressemblance. On parvint ef-fectivement à faire des portraits assez satisfaisons, en deuxou trois minutes; mais généralement, la tête seule était re-produite avec quelque netteté. La partie inférieure du busteet les mains étaient mollement accusées et manquaient definesse. On n’obtenait un foyer court qu’aux dépens de lanetteté de l’image dont les bords étaient toujours confus.
Ce fut à celte époque que nous fîmes voir à plusieurs per-sonnes le premier objectif à deux verres. Une d’entr’elles lemit à l’épreuve et parvint à obtenir en deux et même enune minute, des portraits où il était difficile de reconnaîtrela moindre aberration de sphéricité. Qu'on nous permetteici de consacrer quelques lignes à l'éclaircissement d’un faittrès important.
Dans ces derniers temps, on a apporté d’Allemagne unobjectif photographique à deux verres achromatiques, des-tiné à faire des portraits. Les épreuves présentées à l’Aca démie des sciences en même temps que l’objectif, étaientremarquables par la netteté des détails.
Grande fut notre surprise en apprenant le nom de l’un desinventeurs de la nouvelle combinaison. il ne sera pas diffi-cile de comprendre cet étonnement, lorsqu’on saura que du-rant son séjour à Paris , nous eûmes l’avantage de recevoir