DE LAN GUEDOC, Chap. IL 41
^ à 7 pieds d’ouverture. Elies font faites à la legère , les chambres n étant» ni murées, ni palistàdées... il y en a feulement trois qui font de maçonnerie »,
79. Mais cette navigation n eut pas alors de fuite ; i’expérience a fait con-noître que l’on ne pouvoit pas y établir une navigation suivie fans arrêter leseaux au-dessus des écluses, ce qui nuiroit à la navigation du Canal, auquel larigole auroit cessé de fournir toutes les eaux dont il a besoin ; & il auroit falluseuvent en perdre par des épanchoirs; M. de Riquet abandonna donc ce pro-jet de navigation fur la rigole, il conserva seulement la plus grande largeurdont on ait beíbin pour la navigation du grand Canal, ainfi que le P. Mour-
gues le reconnut dans le Procès-verbal de M. d’Agueíìau.
Cependant la ville de Revel a souvent demandé depuis ce tempsssà f établissèment de la navigation íiir la rigole, ou la rivière de la plaine, depuis Reveljusqu a Naurouse, pour le transport des blés qui abondent dans cette plaine ,des fourages, des bois 8 c d’autres productions, & pour tirer des vins du basLanguedoc pour Revel, Castres , &c. qu’on ne peut traníporter du Canalque par des chemins fouvent tres-difficiles, & même impraticables dès le tempsdes premières pluies. Vers 1703; un Particulier nommé Laval entreprit de rétablircette navigation , & il vint à bout d y faire aller de petites barques de centfetiers de bled, chaque fetier de i^o livres; mais la dépense excédoit le pro-duit ,Sc il abandonna cette navigation en 1725. MM. les Propriétaires du Canalrésolurent alors d’exécuter eux-mêmes les travaux nécessaires pour perfectionnercette navigation ; en effet ils rendirent la rigole navigable, & y firent construireles écluses necestàires. Mais ils reconnurent à leur tour les inconvéniens des rete-nues necestàires à cette navigation, qui íuípendoient le cours des eaux du grandréservoir vers le point de partage ; ils craignoient auííì qu en éiargiíîànt la rigole ,on n ouvrît des fiitrations qui feroient perdre de Peau ; enfin ayant observé d’ail-leurs que cette rigole n étoit pas auffi fréquentée qu on Pavoit annoncée , ils1 abandonnèrent, & cela fans réclamation de la part des Etats, ni des Gommer-
cans.
80. Cependant on volt par une délibération des Etats de Languedoc du 12Mars 1754 , que Ion avoir formé en 1748 une nouvelle Compagnie qui sec argeoit de cette entreprise , à condition d’en avoir le revenu en propriété ;cetoit M. des Vésins de la Vernière, Syndic du Diocèse de Lavaur, qui étoità tête de cette entreprise ; MM. les Propriétaires du Canal offrirent alorsde s en charger, âpres une vérification contradictoire qui seroit rapportée àAssemblée des Etats, & ne demandèrent que Paflurance de linteret à 3" pourcent de leurs avances, qu on estimoit à 42 mille livres, & dune somme de, eux tuillo écus pour Pentretien. Ils ne vouloient aucun profit fur ce nouvel
ctablissement, ils ne demandoient que de n y point perdre.
vdle de Revel voulut ensuite prendre la place de la Compagnie dont nousavons parlé; mais elle demandoit d’avoir en outre pour 20 ans le produit que^ , avi gation de la rigole pourroit procurer de plus au grand Canal : cette
e condition pouvoit avoir les plus grandes conséquences, & ne pouvoitacceptée par les Propriétaires,
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