DÉ I A N G U E D O 0, C h a p. IV.
fcures de transport pour les Voyageurs, qui ne veulent point aller à pied.
if 6. La Régie du Canal * Sc fur-tout de celui de Languedoc , exige uneAttention continuelle de la part des Propriétaires, pour opposer aux efiets destorrens Sc des élémens qui attaquent íàns ceíTe ce grand ouvrage dans toutesses parties, les ressources de l’activité , du génie & du travail le plus assidu»Mais ce qui rend cette régie encore plus difficile, c’est que les météores sontplus terribles en Languedoc que dans toute autre Province : les orages y fontdune violence incroyable, Sc les rivières d’une impétuosité d’autant plus grandeque leur pente est plus rapide ; les rochers font aisément entraînés par les tor-rens , & les inondations font si violentes, quelles effrayent même ceux qui yfont le plus accoutumés. Toutes les forces physiques Sc morales que Ton peutrassembler, doivent donc fe réunir avec le plus parfait accord , pour dompterles élémens, Sc pour soutenir les ouvrages Sc la forme du Canal contre tant^e causes qui tendent à íà destruction.
157 * L es eaux peuvent fe faire des paíîâges foutefreîns, qui occasionnentdes brèches ; la maçonnerie peut faire un mouvement qui annonce la chuted’un aqueduc ou dune écluse ; un Garde-éclufe peut laisser submerger un ter-rier; ilfautdoncque les Directeurs, Contrôleurs, Gardes-fùrveillans, ou Gardesa bandoulière fassent tous les jours une tournée dans un certain district.
Les Patrons des barques marchandes ou des barques de poste doivent êtreEncouragés par des gratifications, à avertir le Directeur de tout ce qu’ils voientdans leurs voyages, qui peut intéresser le Canal ; les remedes doivent être pré-pares par-tout. Dans les retenues sujettes aux fiitratio ns, il faut des amas de glaise,de gazons , de moellons, de chaux, de pouzolane , de brouettes, Sc de damespour battre les terres.
Dans les retenues sujettes à verser fur leurs bords, il faut élever ou conso-lider ces bords ; y placer des épanchoirs Sc des déversoirs ; indiquer les endroits ,°ù, en cas de nécessité, il ffiudroit faire une brèche de peu de conséquence parla médiocrité de la pente, pour en éviter une qui feroit très-dangereufe par lahauteur du terrein. Ces endroits doivent être marqués par des poteaux blancsque 1 on peut. trouver pendant des nuits orageuses. Les Ouvriers doivent êtredésignes dans les villages voisins, Sc l’on doit leur annoncer d’avance unsalaire considérable , s’ils fe rendent avec diligence aux lieux indiqués
Si le Canal est à mi-côte, Sc qu’une rivière attaque le bord foible, il faut^n defendre le pied par des ouvrages proportionnés à la force de la riviere quel°n craint; l’éloignerpar des épis quines’oppofent pas directement a son cours ;former des gradins fur les pentes, pour empêcher les eaux de creuser des ravins ;es réparer, s’il s’en forme; renforcer avec des pierres tou* les ravins par0u les eaux s’écoulent avec rapidité ; planter Sc semer les talus, pour les garan-tlr contre faction des pluies ; enfin les observer attentivement de toute part.^ Le bord opposé, dans cette circonstance , est ordinairement escarpé Sc sujeta. des eboulemens qui tombent dans le Canal : il faut ecreter ces rochers ou
j a-^ Cet . art icle d’un Mémoire qui n’étoit pas < font ou qui seront intéresses dans une femblabj
•* ' - "'Vr " -- n . ’r^Arp S R>cue.Ils font d’une main habile, conduire p ar
destine a devenir public ; mais je n’aipu me refondre ^
a luppntner des détails aussi utiles pour tous ceux qui i & par l expenence.
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Attentions jour»nalieres.