AU CANAL DE LANGUEDOC, Chap. V. 131
Rieme rivière, au moyen d’une chaussée de quarance-sept toises de longueur qui ait six pieds dehauteur, au dessus de la superficie de seau, même de faire deux écluses attachées l’une à 1'aurrepour descendre dans cette rivière, à la (ortie de laquelle le Canal de jonction se continueraP a . r k plaine qui est au-dessous dudit Puicheric, & fera mené dans son même niveau jusques auruisseau nommé Ribaujjel qu’il faudra traverser par une chaussée de treize toises de longueur Scde six de hauteur.
9 - Après avoir traversé ce ruisseau , l'on trouve par la route que le Canal doit tenir, deuxpoussins d'une grande longueur où il y a des grands enfoncemens à faire, ainsi on le creuserajusqu’au niveau que doit avoir le fond dudit Canal, & puis après avoir rencontré, comme onfera ensuite, le ruisseau d’Argendoubîe , on le traversera par une chaussée de douze toises delongueur, & de trois pieds de hauteur.
Un peu au-delà de ce ruisseau, l’on trouve un terrein assez élévé qu’une vieille muraillesoutient fur une longueur de 6y toises; pour cela il faut plus creuser ce terrein que les autres,& traverser avec une chaussée de seize toises de longueur, & de cinq pieds de hauteur, un petitAisseau qui est un peu au-delà de cette muraille. Puis ensuite il faudra pousser ledit Canal par•Jpe prairie de 400 toises de longueur, & par un grand ruisseau, où se trouve un coussin dedix pieds d’élévation fur 630 toises de longueur. Maïs comme il s’en trouve encore un autre quipst de roc , Sc qui s’ëtend bien à la longueur de 4«-6 toises fur la route que le Canal doit tenir,d faudra tellement approfondir J’un & l’autre que le niveau désiré s’y rencontre; & parce qu’ontraverse ensuite un terrein de gravier dans une étendue de 400 toiles, il faudra revêtir de mu»taille les deux bords du Canal en cet endroit, si ce n’est, qu’il s’y trouve d’autres moyens deles soutenir.
n. Après ce terrein de gravier, l’on trouve dans la route que doit tenir le Canal de jonc-tion , un autre couffin de cinq pieds de hauteur fur 600 toises de longueur en tirant du côtéde douars ; Sc après avoir laissé Jouars à main droite , l’on trouve un autre couffin de quatre piedsd’élévation fur 138 toises de longueur ; ainsi I on creusera l’un Sc l’autre jusqu’au remontre duniveau dans lequel doit régner le fond dudit Canal
12. Mais parce que l’on trouve ensuite une ëguille ou fossé par lequel s’écoulent les eaux d’unétang qui se rencontre sur la gauche dudit Canal, & qu’ayant à passer par-dessus, il est nécessairede laisser un conduit libre à ces eaux là , il faut faire un petit aqueduc de maçonnerie pour porterle Canal, & pour donner lieu aux eaux de cet étang de s’écouler par-dessous l’arcade qu’il ferabesoin de construire d un des bords à l’autre du fossé.
13. 11 s’y trouve encore un autre couffin de cinq pieds de hauteur Sc de 439 toises de longueurfur la route que le Canal doit tenir en tirant vers le village d’Ons , partant il le faudra creu-ser comme les autres jusques à ce que l’on soit arrivé aux terres du niveau désiré; mais commeles terreins commencent à baisser à l’endroit de ce village, il faudra faire une écluse vis-à-visde la Commanderie qui en est proche, Sc delà pousser !e travail en avant jusques à la rivièred’Ognon, laquelle il faudra traverser par une chaussée de 93 toises de longueur fur seize dehauteur, après y avoir fait une écluse dans la même forme que celles dont il est parlé ailleurs.
_ 14. Après avoir traversé la rivière d’Ognon, l’on menera le Canal de jonction, du côté duVillage d’Argens ; mais il se trouve environ à un detni-quart de lieue de ce village un rocher forthaut appelle Lanalet, dont la pointe s’avance fl fort vers la rivière d’Aude, qu’ii est fort malaisé de passer ledit Canal entre Tune & l’autre ; toutefois avant que d’y arriver, il faut percervin couffin assez élévé , dans lequel il faut faire une écluse pour descendre dans le grand enfon-cement, qui est au-delà de cette pointe, & où plusieurs ravines qui descendent des montagnesVoisines châtient tant de sables, & font un tel désordre qu’on ne sautoir soutenir le Canal , quìdoit p aster à travers de cet enfoncement fans îe revêtir des deux côtés par de bonnes chausséesou murailles , dont celle qui se doit faire du côté de la rivière aura huit pieds d’épaisseur paren-bas , sor quatorze à quinze de hauteur. Et parce que les crues & les fables quì tombent desditesmontagnes pourront avec le temps surmonter ledit Canal , & même renverser l’un de ses côtés,h on ne leur donnoit quelqu’issue, il fera pour cet effet nécessaire de faire trois arcades avecïeurs égouts sous le Canal pour faire passer lesdites eaux avec les sables qu’elles amenent avecsoi dans la rivière d’Aude.
13. En sortant de cet enfoncement pour aller à Argens , il s’y trouve un couffin de 240 toises
qui le trouve entre i’Eglise de ce village & la butte sor laquelle16. Après avoir passé Argens, il faut mener ledit Canal du coté du Paraza; & comme entrehun & l’autre de ces deux villages, les terreins descendent assez notablement pour y faire deuxécluses, elles s’y construiront dans la même manière que les autres ; auffi-bien que celle qu’ii faudrafaire sor le bord du ruisseau de Repudre , lequel pour avoir les bords assez êlévés Sc pour charrierheaucoup de sables, doit être traversé par une chaussée de quatorze toises de longueur sor neufpieds de hauteur, jugeant même qu’il leroic assez nécessaire d’y en faire deux de pareille lon-gueur Sc hauteur pour faire passer entre l’une & l’autre le Canal de jonction , & pratiquer un égout^ un aqueduc, pour faire écouler par-dessous ledit Canal les eaux de ce ruisseau auffi-bien queles fables, qu’elles emmenent avec foi.
x 7 ‘ Après avoir traversé le Repudre, il s’y trouve sor la route dudit Canal un grand couffinde six pieds de hauteur sor 623 toises de longueur, & puis un autre de quatre pieds de hau-teur sor 22i toises de longueur, an bout duquel il faudra faire une écluse après les avoir appro-fondi l’un & l’autre autant qu’il fera nécessaire pour parvenir au niveau désiré ; ensuite de quoi