Hauteur
íiai.
244 CANAUX DE NAVIGATION, C h a p. IX.pour les barques. Eníuite à Ancy-le-Franc, à Ravierre, à Buffon, où est leconfluent de l’Armançon L de la Brenne, & à Montbard en suivant la rivegauche de l’Armançon.
On abandonnera eníuite l’Armançon pour íuivre la rive droite de la Brennejusqu à Pouillenay, vis-à-vis Sainte-Reine. Là le canal quittant la Brenne, tra-versera la gorge de Pouillenay - Marigny Sc Chavigny, pour reprendre le val-lon de l’Armançon, & suivre cette rivière jusques vers fa source près de Pouilly,où fera le point de partage (274).
Ce point de partage fera de 888 pieds au-dessus de l’Yonne &£>74au-deíîùsde S. Jean-de-Lône. Cette différence vient de ce que la Saône est beaucoup plusélevée,commerindiqueaffez la pente rapide du Rhône depuis Lyon jusqu à la merMéditerranée (266), tandis que l’Yonne Sc la Seine, où elle va se rendre , n’ontqu’une pente médiocre ; elles ont aussi moins d’eípace à parcourir pour verserleurs eaux dans l’Océan; car Joigny n’est éloigné de la mer que de 140 milles,Sc Saint Jean-de-Lône de 211.
296. Pouilly-íur-Serain en Auxois, où est le sommet du canal, est un bourgsitué à 8 milles au nord d’Arnai-le-Duc, 13 milles à l’Orient de Saulieu, oùpaffera un chemin projetté depuis Saulieu jusqu a Dijon (272).
Il est situé à 1300 toises à l’Orient de l’Armançon, & 1100 toises plus àl’Orient est un ruisseau qui va tomber dans l’Ouche du côté de Dijon St de laMéditerranée. Des environs de la même montagne sortent la Brenne le Serain,l’Aroux, formées par plusieurs sources abondantes qu’on pourra rassembler pourfaire un baísin vers le point de partage. On laissera vers l’Orient la hauteur deSombernon , où l’on avoit autrefois projetté de faire passer le canal, ce villageest vers la íòurce de la Brenne íur le chemin de Dijon à Viteaux, à neuf millesde cette ville Sc à quatre du pont de Panis ; la Brenne passe à Viteaux Sc àMontbard , Sc va tomber vers le château de Buffon dans l’Armançon qui des-cend de Semur.
De la hauteur de Pouilly, le canal descendra par le vallon de l’Ouche àChâteau-Neuf, au pont d’Ouche, au pont de Panis, à Plombière , à Dijon -à Aiserey, & enfin par la plaine de Longecourt, à Saint Jean-de-Lône, villede Bourgogne située íùr la Saône, & célèbre par le prodigieux courage de seshabitans dans le siège mémorable de 1636, que M. Beguillet a décrit dunemanière intéressante en 1772 dans son histoire des guerres des deux Bour-gognes, Sc que M. dUísieuxa coníàcré par un drame en 1774.
La montée de 888 pieds avec la deícente de 674, forment un total de 1 yÓ2pieds, qui exigera 1^7 bassins d’écluses, en mettant leur chiite moyenne à 10pieds ; il y en aura de 8, de 10 & de 12 pieds, l’ouverture fera de 16 pieds,Sc les sas auront 1 y toises de long d’une forme rectangle Sc rectiligne ; ce quidifféré peu du projet de 1764 (288).
M. Perronet a diípoíe les charnières des portes d’écluses de manière quellessoient retenues près du centre, Sc non paria circonférence des poteaux montans.
La longueur totale de ce canal fera d’environ no mille toises , c’est-à-dire ,à-peu-près comme celle du canal de Languedoc ; mais le nombre d’écluses fera
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