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Autres projetspour l'Alsace.
256 CANAUX DE NAVIGATION , Chap. X.
Voye £ Schœpflin , Alsatia illuflrata 9 Silbermann local gescichte der jladtStrasbourg, fol. Strasb. 1775.
313. Le canal de Rheingìeíïèn porte les eaux de la Brusohe dans le Rhin prèsde Strasbourg , voy. Silberman.
Le canal de Landau ou de Germersheim, joint le Rhin avec la Queich au-dessus de Spire; il paíle d’Anvilier à Landau, & delà au Rhin par Germersheim.
Le canal de Druíènheim qui fut fait en 1706, mais négligé à la paix, alloitdu confluant de 1111 & du Rhin jusqu à Drusenheim, & delà à Selz. Voy. Schœp-flin; iaGuilie, Histoire d’Alsace; la Martinière , Dict. de Géogr.
On a négligé de même un canal qui s’étendoit de Ruffach à Neuf-Briíàch,voy. la Guille, Hist. d’Alsace.
314. Le voisinage des canaux d’Alsace a occasionné des entreprises utilespour fexploitation des bois qui devenoient rares dans cette Province. En 1741,M. Kuckh , Banquier de Strasbourg, demanda au Conseil d’être autorisé à faireun canal séparé de la rivière de Fecht, sor une longueur de 10 à 12 millesdepuis Munster jufqu’au dessous de Colmar, siniíïant à l’endroit, ou le super-flu des eaux de cette rivière qui passent dans le canal de Mulbach, se déchargedans la rivière d’Ill.
L’objet de cette entreprise étoit d ! exploiter des bois de la forêt d’Herren-wald, & de les faire flotter íur ce canal, d’où Ton pourroit les faire conduirepar bateaux à Selestat & à Strasbourg ; le devis montoit à 32 mille livres. Ily avoit déja dix ans que f Abbaye de Munster avoir vendu vingt mille cordesde bois à dix-sept sols la corde, à la charge de les faire couper fur les monta-gnes ; mais les Auteurs de M. Kuckh n avoient pu parvenir à en faire l’ex-ploitation.
Il y eut Arrêt le 26 Janvier 1748, qui permit le canal, avec toutes les res-trictions néceflaires pour ne pas nuire aux Propriétaires qui avoient formé diver-ses oppositions, & aux habitans de Munster, qui s’étoient révoltés à ce sojetcontre leurs Magistrats. Il étoit prescrit, par exemple, de ne faire flotter cesbois que quand la rivière de Fecht auroit assez d’eau ; de laisser le cours de seaulibre pendant la nuit pour farrosement des prairies; de payer le loyer de fé-tang de Munster; de faire constater chaque année les coupes de bois ; de nepoint défricher les forêts ; & de ne pas vendre le bois rendu auprès de Col-mar plus de 13 livres dix fols la corde de hêtre , & 9 livres le sapin : cetArrêt est imprimé.
En 1745, le sieur Arroy, Receveur de l’Evêché à Strasbourg, soutenu parune Compagnie, demanda la permission de faire flotter des bois sor le ruisseaude Moussig, qui prend fa source dans les Voíges sor la frontière de la LorraineSí de l’Alsace , passe par Wallonne , Marlenheim , & se jette dans le canal deMolsheim ou de la Brufche près de Sultz, & autres ruisseaux qui pourroient yservir. Il sagissoit, sor-tout, des bois de chauffage, hêtre L sapin des forêts deLinange ou Dabo, pour futilité de la basse Alsace & de la ville de Strasbourgen particulier, qui avoit beaucoup souffert de la rareté des bois au commen-cement de 1744.
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