Entre !a Meuse& Ja Moselle.
Entre îa Meuse,la Marne Sí laSaône,
258 CANAUX DE NAVIGATION, Chap. X.
fur la rivière de Cône, fùr une longueur d’environ 12 milles, avec y à Scents pieds de pente de chaque côté. On a remis ces matériaux à M. le Creulx,Sc il se propose d’examiner les lieux pour vérifier la quantité d’eau qu il est posfible d’amener au point de partage, pour voir la nature du terrein, les facilitésLies obstacles qu’il y aura dans rétablissement des divers ouvrages , enfin pour■balancer la dépense entière de ce canal avec la somme des avantages qui doiventen réfiilter.
31 6. La réunion de Ja Saône à la Moselle pourroit encore se faire par larivière du Madon près de Bonneval dans le Bailliage d’Arney en Lorraine. LeRoi Stanistas avoit fait lever les plans de cette jonction, & rédiger tous les dé-tails relatifs à cette opération; mais je n ai pu les découvrir.
317. On a parlé austì de la jonction de la Moselle à la Meuse; elle pourroits’exécuter entre Toul L Pagny qui n'en est qu’à 10 milles vers le Midi, il s’ytrouve des gorges avec quelques petits ruisseaux ; mais il faudroit encore de ladépense pour y rassembler plus d eau que n’en offre le local, L pour faire lesécluses L les coupes des terreins nécesiàires. Lune de ces rivières va à Metz,l’autre à Verdun ; là elles s’éloignent de plus de 40 milles, eníorte que la réu-nion de ces deux rivières établiroit une communication entre des parties de laLorraine qui font fort éloignées les unes des autres, L qui mériteroient d’êtrerapprochées par un canal. Il est vrai que ces rivières vont toutes deux se jetterdans le Rhin, par lequel elles ont une espèce de communication ; mais c est horsde la France L par un long détour; si les avantages dune communication inté-rieure font bornés, il faut convenir aussi que l’entreprise ne seroit pas dune biengrande difficulté : on voit dans Piganiol de la Force, que M. de Vauban l’avoitregardée comme utile.
318. Le Roi Stanistas protégea austì en 1751 un projet pour joindre la Mar-ne , la Meuse L la Saône, qu’il avoit fait examiner par son Architecte, L dontM. le Marquis de Bousiers íbliicitoit l’exécution; le Roi Stanistas espéroit y fairetravailler par le moyen d’une Compagnie.
M. le Duc de Broglie, à qui le Père Lagrange, Jésuite, avoit présenté unMémoire à ce sujet, le fit partir au mois de Mai 1752, pour aller visiter les lieuxpar le conseil de M. Camus; suivant ion projet, on devoir remonter la Marnejusqu’à Vitry, dc-ià jusqu’à Dainvilie-les-Forges, par la rivière d’Orney quipasse à Bar-le-Duc L à Ligny , ou jusqu à Grondrecourt, ensuite à un point departage situé vers Chermizey, quitireroit ses eaux de la rivière de Saunel, en labarrant auprès de Liffol à cinq milles de Chermizey ; on la conduiroit à cepoint de partage qui n est pas loin de Dom-Remy la Pucelle. Delà on deícen-droit à la Meuse auprès de Neufchâteau, où l’on ouvriroit un canal de quinzemilles , qui côtoyeroit la Meuse en remontant jusqu’au village des Gouttes.
Ensuite on remonteroit vers la célébré Abbaye de Morimont près de la Mar-che, par un autre canal de cinq milles, qui seroit nourri par les étangs de Mo-rimont qui font inépuisables, où l’onformeroit un autre point de partage à-peu-pres au niveau du premier. Les eaux pluviales qui tombent fur le grand che-min de Langres à la Marche, entre Nogent-le-Roi L Bourbonne-les-Bains, se