à CANAUX DE NAVIGATION, Chap. X.
à Pontbar ou Pont-à-Barre ; ( ils ne íont éloignés que de 6 à 7 milles, ) Scíè continueroitdans l’Aisne jusqu’à Pontavert qui en est à 35 milles, Sc où ellecommence d’être navigable. Semuy est fur l’Aifhe dix milles au-deíîus deRethel,êc Pontbar est entre Tenay & le Cheíhe ; il est éloigné de l’embouchure de. la Barre dans la Meuse, compris tous les détours, d’environ 2 y milles.
322. Du temps de M. de Pouvois, il fut question de ce canal, qui pouvoitlui servir en temps de guerre pour transporter en Flandre toutes les munitions,à pour ouvrir une communication avec Charleville, Mézieres& plusieurs autresvilles fortes ; mais on préféra pour lors l’aqueduc de Maintenon , qui de voieamener f Eure à Versailles, & qui n’a jamais été fini.
Ce canal de Champagne oífriroit encore plusieurs avantages à la Francepour le charbon de terre, les fers travaillés dans les forges du pays de Liege ,le cuivre, f ardoise, l’alun, pour le transport des sels dans ces Provinces, Sc pourles bois qui n ont point de débouchés.
La ville de Paris augmenteroit ses reíîburces en tirant des bleds du Soiífon-nois, des étoffes de Sedan, du marbre de Dinan, des cendres &de 1 ardoise deMézìères, du charbon de terre du pays de Liege.
Dans les Provinces d’entre la Meuse Sc fAiíhe, le froment ne valoit quesix livres le feptier dans les bonnes années, tandis qu il en coûtoit 1 y à 18 àParis.
Les bateaux de Liege ont 108 pieds de long , 14 de large, 4 de hauteur ycompris l’épaiíTeur du fond, ils portent 170 milliers , Sc l’on aífuroit qu ilspourroient avec deux chevaux remonter la Meuse, & venir de Liege à Paris.Cependant les Baroifes ont 80 pieds de longueur, 11 de largeur, trois unquart de hauteur, portent <?o milliers, trois chevaux tirent deux de ces bateaux,le long de la Meule.
A f égard des bateaux de la Meuse dans la partie dont nous parlons, ils ontï00 pieds de long fur 13 de large, ils ne portent que 20 milliers dans lesgrandes eaux, & 4 à y dans les eaux baffes ; on les conduit ordinairement troisà trois.
Le Roi accorda à M. de Dangeau, un brevet pour entreprendre le canal deChampagne ; mais après un examen des conséquences de ce canal, on jugea qu ilne devoit pas être fait. Madame la Princesse de Conti demanda ensuite la per-mission de joindre l’Oife à la Meuse, le Roi setant fait rendre compte descirconstances de cette entreprise, refusa la permission; on fit encore auprèsde M. le Duc d’Orléans, des tentatives qui échouèrent également : la partie danslaquelle on propofoit d établir le canal étoit peu favorable, Sc Ion craignoitd ouvrir l’intérieur du Royaume aux ennemis. Jean-Nicolas, Comte de Ju-melle, Capitaine de frégate, renouvelia cette demande en 1734 fans succès.
En 1746 la guerre qui íùbsistoit, ressuscita ces idées, M. Simon Sc M. Du-maine présentèrent des projets au Conseil qui en ordonna l’examen Sc la véri-fication; on estimoit la dépense de deux millions & demi.
Reconnu possible ^3. M. le Chevalier de Châtillon &M.Legendre dressèrent un premier
Proeès-verbal qui fut commencé le six Octobre 1746, 8 c clos le 7 Décembre
suivant ;