CANAUX DE FRANCHE-COMTÉ, LORRAINE , &c. 26r
suivant ; il fut favorable à l’entreprise, & M. Simon fut obligé de leur compter6000 liv. pour les frais de ce travail. Le Procès-verbal fut communiqué à i’Acadé-mie des Sciences par M. Rouillé, Intentant du Commerce, au mois d’Avril 1747,
MM. de Mairan, Bouguer, Deparcieux & Camus, chargés par la Compagnied’examiner le projet, firent leur rapport le 26 Avril ; en approuvant Tentreprise ,d après f exposé de MM. de Châtiilon & le Gendre, leurs nivellemens & leursmesures. M. Camus , qui avoit été commis par Arrêt du Conseil, pour l’exa-men des projets de cette espèce, donna ensuite son avis au mois d Avril 1749 ;mais en approuvant aussi le travail de MM. de Châtiilon & le Gendre, il élevaquelques doutes fur le point de partage situé près du village appelié le Chesne y& fur le jaugeage de f étang de Béron qu’il ne croyoit pas suffisant pour four-nir des eaux des deux côtés du point de partage ; cependant il croyoit qu’en yajoutant les eaux de la Bar prises vers le village de Sey, & conduites vers la val-lée des Prêtres, le canalferoit toujours abondamment pourvu. M. de Regemortefut du même avis par son rapport fait en Août 1749. Madame la Princesse deConti vouloir entreprendre ce canal à ses frais, & depuis 1748 , elle follicitoicdes Letres-Patentes en ion nom. Dans les observations qu elle sit faire fur lerapport de M. Camus au mois de Mars 1750 , je ne trouve aucun vestige desdifficultés que raconte M. Linguet (Canaux navigables,page432') ,savoir, quela Meuse étant beaucoup plus élevée que f Aisne, ses débordemens pourroientse répandre par le canal fur la Champagne : on a peine à concevoir que cetobstacle ait pu faire quelque impression; la hauteur qui sépare les deux valions,les écluses & les autres moyens qu’on employé pour ménager la navigation desautres canaux, écartent de semblables difficultés. M. Camus observoit seule-ment , qu’il feroit peut-être dangereux pour Paris, de laisser passer les bleds duhaut de la rivière d’Oise jusques vers la Meuse.
324. La partie essentielle du canal de Champagne est le point de partage , chiite à canalvers lequel on trouve un grand étang appelié Vétang de Béron ; le ruisseauque forme cet étang, conduiroit dans la Bar par une feule écluse de huit piedsde chute, 8 c dans la Meuse par sept autres écluses, le tout formant y 8 pieds dechute fur 2 y milles de distance entre Pontbar & la Meuse. De Tautre côtél’on defcendroitdansla rivière d’Aisne de 2yo pieds & demi par 31 écluses, dont30 auroient chacune huit pieds de chute, & la 31 e . 10 pieds ; enfin il y auroithuit écluses à faire dans la rivière d’Aisne, depuis Semur jufqu’à Pontavert.
M. de Châtiilon vouloit donner aux écluses 17 toises de longueur , & 7 delargeur, pour que les sas pussent contenir un train de trois bateaux ; mais onregardecomme un âííujétissement incommode pour le commerce, d’assembler tou-jours trois bateaux pour le passage dune écluse ; chaque écluse feroit d’environ1 60 toises cubes d’eau.
Z25. Suivant M. de Châtiilon, Tétanos de Béron doit produire 20<0 toises Pro<:[uît Ju point
-1 jj 7 o t /T* . départagé.
cubes d eau en 24 heures dans les plus grandes sécheresses, qui durent au plus sixsemaines , -yySoo dans les grandes eaux, qui durent pendant deux mois, qyy 6dans les basses eaux, qui durent aussi environ deux mois, 17278 dans les eauxmoyennes, qui durent trois mois, & 30000 dans les bonnes eaux, qui durent
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