264 CANAUX DE NAVIGATION, Chap. X. '
30 íur le Soiífonnois, 60 fur Paris , Sc 40 fur Rouen, à-peu-près comme onavoit fait pour les ponts d’Orléans, de Mantes* de Tours, de Saumur, &c. Avecces 180 mille livres , on pouvoit faire les réparations de f Aisne jufqu’à Ponta-vert en trois ans, Sc même en deux ; les Entrepreneurs en auroient fait les avan-ces , au moyen des droits qu’on auroit établis pour un temps íur la navigationde cette rivière jufquau remboursement des capitaux : la même imposition quiauroit servi à ce remboursement, auroit pu être affectée au projet général, pourlequel on auroit trouvé les mêmes facilités que pour la rivière d'Aisne. A mesureque les ouvrages auroient avancé, l’on auroit fait cesser proportionnellement,Sc les impositions , Sc les droits íur la navigation de ces rivières, de manière àn’en laisser subsister que çe qui feroit nécessaire pour leur entretien ; car c’estle seul objet nécessaire, Sc permis, dune imposition quelconque íur la liberté dela navigation.
330. M. le Gendre & M. deCbâtillonavoientíait leur devis du canal de Cham-pagne, comme on l’a vu avec le plus grand détail; après la mort de celui-ci,M. le Gendre resta íèui chargé de terminer cet ouvrage considérable, fruit dequatre années de travaux. Mais M. Cretté ne lui remboursa que les dépeníèsd’ouvriers; ils propofoient l’un Sc l’autre en 1 j66, d’être chargés du rétablisse-ment de la navigation de l’Aisne, comme une eípèce d’indemnité pour leursdépenses, & leurs travaux ; mais cela n’a pas eu de stiite jufqu’à preíènt.
Cependant on a eu de nouvelles occasions de reconnoître futilité de cecanal en 1768. Des Entrepreneurs de bâtimens du Roi, Sc Fournisseurs de boispour le service du Roi, représentèrent qu ils n’avoient pu trouver les bois dontils avoient beíoin en remontant les rivières qui communiquent à Paris, si ce n’estdu côté de la rivière de Bar; mais que faute d’un canal, il leur avoit été im-possible de les faire voiturer; Sc qu’il íèroit utile de laiííèr croître les futaies dansles forêts des Provinces épuisées, pendant qu’on tireroit de cette partie de laChampagne, par le moyen d’un canal, tous les bois dont on auroit besoin.
331. On a également parlé de joindre l’Aisiie avec la Marne, pour faire com-muniquer Rheims avec Roterdam, Sc la Meuse avec la Marne; la Veste avecf Oise pour réunir la Champagne avec la Normandie Sc la Picardie ; mais le canalde Champagne dont nous avons donné l’histoire aífez au long , feroit trop supé-rieur à ces autres communications, pour que nous pensions devoir nous en occu-per. Nous parlerons dans le Chapitre íuivant de la navigation de la Marne dansfa partie íùpérieure, Sc de celle de la Seine, tant au-destus qu’au-deílous de Paris.
chapitre XI.
Des Canauxprojettés aux environs de Paris , SC dela navigation des Rivières voisines .
Navigation de .n 332. L a réunion de la Marne avec d’autres rivières, dont nous avons parlédans le Chapitre précédent, íèroit moins importante que la navigation de laMarne dans la partie qui avoisine Paris, Sc celle-ci devient íàns cesse plus tar-dive Sc plus périlleuse ; il y arrive journellement des naufrages, Sc elle exige
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