o8o CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XI.
íèrvir pour le grand chemin qui étoit projetté de Provins à Bray.
En Mai 1767, il fut fait une pareille estimation par le sieur Charmois, Archi-tecte , Ingénieur du Roi, laquelle montoit à ^2.7246 livres.
Enfin M. Peyre, Architecte du Roi L Inípecteur des Bâtimens de Sa Ma-esté, fit une estimation sommaire de ce canal, montant à 769717 livres , ilcrut même devoir la porter, à cauíè des dépeníès imprévues, à 800000 livres,indépendamment de ce que coûteroient les bateaux qui íeroient faits pour fu-stige particulier de ce canal.
La Dame veuve Adolphe, petite-silie de M. DubuiíTon, ancien Concessionnaire,demanda au Conseil, il y a quelques années, la confirmation en íà personnedu privilège accordé à ses ancêtres , pour rendre la Voulfye navigable ; elledemanda ensuite par une autre Requête à être autorisée à faire ouvrir un canalpour tenir lieu de cette navigation. Le Prévôt des Marchands de Paris, & lesMaires & Echevins de la ville de Provins ayant été coníultés, furent tous d’avisque le canal demandé seroit également utile pour fapprovisionnement deParis & pour la ville de Provins, ainsi qu’une partie de la Brie, sur-tout sison continuoit le chemin qui a été commencé entre Provins & Sezanne.
Il n est pas douteux que le public retireroit de futilité de ce canal; maison auroit à craindre que les Entrepreneurs n’y trouvaíîènt pas leur compte ;il y a lieu de penser qu’ils se sont trompés , par exemple , quand ils ont portéles revenus de ce canal à 1993 I S livres par an ; on a observé que quand lechemin de Bray à Everly seroit achevé, & continué jusqu’à Provins, en íuivantla droite de la Voulíye, la communication de Provins à la Seine aux envi-rons de Bray fiir dix milles de longueur, qui étoit impraticable, seroit facile; queles prix du transport par terre diminuer oient considérablement, Sc que mêmebeaucoup de Marchands Sc de Fermiers pourront prendre le parti de faireconduire à Bray leurs grains 8c autres marchandises par terre avec leurs che-vaux, comme cela arrive le long de plusieurs rivières navigables, depuis queles chemins ont été faits proche de ces rivières ; c’est ce qui doit entrer en con-sidération dans la spéculation que l’on voudroit faire íur les produits de cecanal. On a auísi objecté en 1774, qu’une confirmation des anciens Arrêts &Lettres-Patentes, seroit insuffisante , puisqu’ils n’avoient pour objet que d’auto-riser rendre la Voulíye navigable, tandis que l’on demande, conformément auprojet adopté par le Maréchal de Vauban, qu’il íoit construit un canal, Scdes éjcluses en droiture au travers des terres, ce qui exige un autre privilège& un nouveau tarif des droits que M. Adolphe, ses successeurs Sc ayans causeseront autorisés à percevoir fur ce canal, avec la fixation de la durée de ceprivilège.
On voit par un état nôn signé Sc remis en Juin 1774, que les droitsque son demande à percevoir íur le nouveau canal, íeroient moitié de ceque son prétend qu’il en coûte pour le traníport des marchandises par terreentre Provins Sc la Seine, excepté cependant pour le transport des bledsSí menus grains qui font f objet principal du commerce qui doit se faire par
ce canal. Pour chaque muid de grains, on demande trois livres lorsque Ion
porte