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porte à 4 livres 12 fols, ce qu il en coûte pour Ce même transport par terre ;pour le millier de fagots, on demande 50 livres au lieu de 80 livres par terre.Le nouveau chemin que l’on achevéra d’ouVrir entre Provins Sc Bray, par Ever-ly ^ ne feroit-il pas perdre en grande partie le bénéfice du canal, 8c ne por-teróit-il pas le Publie à préférer pour les grains, 8c plusieurs autres eípècesde marchandises, de les voitUrer par terre.
L’ouverture du canal auroit occasionné des réclamations de la pârt des Sei-gneurs , fur les terres desquels il auroit paste, ainsi qu’ils l’ont déja fait, dans leMémoire qui fut remis à M. Bertin par Madame la Duchesse de Mortemart.
Aussi l’on n a pas adop té ìe projet du nouveau canal de Provins; mais on pour-roit suivre f exécution de l’ancien privilège pour la rivière de Voulíye, & ilparoît qu’il y auroit de l’avantage : aussi est~il question actuellement même déreprendre ce projet : M. de Bonnel qui s’est fort intéressé au canal de Provence,is’en occupé actuellement
360. La rivière d’EssônKé est encore un des affluans de la Seine, que l’onrencontre un peu plus bas íur le rivage opposé. On s’est occupé du rétablis-sement de cette rivière 8c de celle d’Etampes depuis Louis XI en 1490, 8csuccessivement de règne en règne jusqu a présent; mais la guerre en a cons-tamment interrompu lès travaux*
La rivière d’Essonne tombe directement dans la Seine à Corbeil, 14 milles auMidi ou au-dessus de Paris ; cette rivière d’Essonne qu’on appelle aussi rivière déde laFerté-Aleps, ou de Pluviers, vient dú Gâtinois; la rivière d’Etampes,ou rivière de Juine qúi passe à Etampes, à 18 milles de Corbeil, tombe dansla rivière d’Essonne vers le Boucher, terre du célébré Amiral du Quesne, à rf.milles de CorbeiL
La rivière de Bernard ou d’Yevre prend íà íource à Nibelíe vers Com-breux dans fOrléannois íur la méridienne même de Paris, à 3 6 milles de Cor-beil; elle se joint éníuite, 8c. à ro milles de fa source, vers la Neuville 8c Ro-cheplatte à la rivière d’Essonne qúi vient de Pithiviers ; celle-ci passe ensuite àMalesherbes, à Maisse, à la Ferté-Aleps, au Boucher, à Viiieroy, à Mennecy,à Eílònne, 8c tombe danS là Seine à Corbeil, à 16 milles de Malesherbes, 8cà 14 milles de Paris.
361* Il est certain que la Juine ou la rivière d’Etampes,dans laquelle affluecelle de la Ferté-Aleps, étoit navigable depuis 1543 jusqu’en 1676 : il y avoittoujours 30 à 40 bateaux faits exprès pour cette rivière, chargés chacun de 10muids de bled, 8c qui arrivoientau port de la Tournelie à Paris. Ce bled étoittransporté à la Halle, 8c il étoit d’un fort grand secours pour y produire fa-bondance, 8c entretenir le bon marché. ( Traité de la Police de la Marre ,livre y titre 14).
Dans le temps où le canal de Briare étoit interrompu 8c regardé commeimpoffible , un Ingénieur nommé Charles de Lamberville, propoíà de fairela communication de la Loire avec la Seine, par iè moyen de la rivière de Plu-viers ou de la Ferté-Aleps ; Ìl eut à cet effet des Lettres-Patentes du 29 Juil-let 1634, Sc l’on commença d’y travailler; mais il y eut des oppositions de la
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Rivière d’EÍTonne'& d’Etampes,
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