à CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XI.
part du Marquis de Villeroy , Seigneur engagiste de Corbeil, qui fireïit abarndonner f entreprise.
On a sait ensuite différentes tentatives pour le rétablissement de la Juine,qui n a cesse d’être navigable que parla négligence, ou la mésintelligencedes babitans d’Ëtampes, & par la mauvaise administration & la régie infidèledu Seigneur de Valpetit; M. de Villeroy lui avoit cédé en 1644, une par-tie des droits de péage qu il avoit, à que ses successeurs possèdent encore àpréíònt, íòit íùr la rivière de Juine, soit sur celle de la Ferté-Aleps ou d’Essonne , à la charge de faire faire à ses fraisf ouverture du bassin de Corbeil,Sc les portereaux Sc écluses nécessaires pour le passage des bateaux venant desdites rivières en celle de Seine ; on lui céda aussi les huit fols de droits par cha-que potereau.
Par un Arrêt du Conseil du tp Juin idqr , il sut ordonné qu en présencede MM. Morieg Sc d’Aligre, Conseillers ordinaires du Roi en ses Conseilsd’Etat Sc direction de ses Finances, Commissaires députés par Sa Majesté,le cours ancien Sc nouveau de la rivière de Pluviers ou Pithiviers, & les autresrivières qui tombent dans Celle de la Ferté- Aleps, seroient vus Sc visités pardes Experts , Sc les aiignemens nécessaires pris Sc donnés, le plus commodé-ment que faire se pourroit, poUr faciliter ladite navigation & entrée desditesrivières en celle de Seine; comme aussi tous autres aiignemens requis & quebesoin seroit, en sétêndue de ladite navigation. Le Procès-verbal fut fait le pJuillet 1641 & jours íiiivans, & il est imprimé. On voit par ce Procès-ver-bal que le sieur Lamberville étoit Entrepreneur général de la nouvelle navi-gation de la rivière de Pithiviers, Sc autres rivières servant à la transnavigationde la rivière de la Seine en Loire, & il étoit associé avec une Compagniepour cette opération ; mais le sieur Lamberville étant décédé avant de jouirdu íuccès de son entreprise , il laissa aux héritiers de ses associés les titres Scpièces qui concernoient la navigation de ces deux rivières : ces pièces surentdispersées. En 1701, les habitans d’Etampes présentèrent Requête au Parle-ment à seffet de rétablir cette navigation conformément à un Arrêt de 1543,un M. de la Bruyère qui en étoit chargé, remit les pièces au sieur Yvonnet,Procureur.
362. M. le Marquis de Tralaìgue étant parvenu à les rassembler avec beau-coup de peine, entreprit en 1750 un nouvel examen de cette navigation 3j il alla à Orléans , en côtoyant la rivière de Pluviers qui descend de Pithi-
viers à la Ferté-Aleps - pour reconnoître par lui-même dans les différons lieuxvicinaux, ceux qui étoient propres à y faire construire des ports : après avoirexaminé toutes ces parties, avec loin , il renonça à la rivière de Pithiviers,ainsi qu à celle de Remard, parce que les sources ne font pas assez abon-dantes & assez fortes pour fournir un canal, Sc qu’il n y a pas assez d’appa-rence qu’on puisse tirer de seau de la Loire ; d’ailleurs il y a lut la rivière de Pithi-viers , dix-sept moulins considérables jusqu à Annay 8 c Rocheplatte , dont ladestruction seroit tort. Il craignoit aussi qu en anticipant fur la rivière de Pithi-viers , on ne fît tort au canal d’Orléans, ensorte qu il ne commençoit son canal
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