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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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MARNE, SEINE. ^

pieds, on les a arrachés pour avoir les matériaux. On a même déja commencédepuis 1760,3, abattre des arches de cet aqueduc pour employer la brique aubâtiment de Crecy, qui nen est qu à 18 milles, Pes tuyaux de fer qu on yavoit préparés , ont été reportés aux forges de Dampierre vers Chevreufe , à17 milles de Maintenon. On voit dans une carte gravée en deux feuilles parJaiilot, la route que de voit suivre ce canal depuis la prise deau à Pongouin,17 milles plus haut, jufquà Versailles.

On apperçoit encore des puits Sc des voûtes souterraines fur les hauteurs quiíbnt aux deux bouts de f aqueduc, jusqu à Cleviile Sc à Berchères, quiest à cinq milles de Maintenon. Celle quon appelle la grande voûte ou le gou-sse est à deux milles ou trois quarts de lieues, près le grand chemin de Chartres ;Sc à Serqueuíe qui est à 7 milles de Maintenon, il y a une grande levée enterres rapportées. M. de Pouvois fit faire en 1684 les nivellemens de cet aque-duc par M. de la Hire, qui trouva quà dix lieues au-delà de Chartres, larivière dEure étoit de 8 r pieds plus haute que le réservoir de la Grotte deVersailles; cette nouvelle fut très-agréablement reçue du Ministre Sc du Roi;on voyoit déja les eaux dEure arriver à Versailles de 60 milles ; mais M.de la Hire représenta qu avant dentreprendre des travaux aussi considérables ,il étoit bon quii recommençât le nivellement, parce quil pouvoit sêtre trom- dans quelque opération ou dans quelque calcul M. de Pouvois impatientde servir le Roi selon ses goûts, foutenoit à M. de la Hire qu il ne sétoit pointtrompé; mais celui-ci sobstinant dans íà dangereuse modestie, obtint enfinla grâce de nêtre pas cru infaillible, il fe trouva quil ne la méritoit pas,il recommença en i68y le nivellement qui ne différa du premier que dunpied ou deux. (Hist. de lAc. 1718 p. 80 ). On travailla bientôt avec la plusgrande vivacité ; mais on ne tarda pas de reconnoître que cette entrepriseruineuse avoit un objet trop frivole, Sc lon aima mieux perdre la dépeníèdéja faite, que de la tripler pour la conduire à sa fin.

Cependant M. de la Hire fit plusieurs autres nivellemens par les ordres dumême Ministre ; car alors il étoit fort question de conduire des eaux, com-me íous le ministère de Colbert ; mais on parloit auffi de faire de grands Scutiles canaux; M. de Fontenelle observe quon a lobligation au jardin de Ver-sailles davoir occasionné les progrès de lhydraulique & de la science du ni-vellement en France ; mais il y auroit eu des moyens moins dispendieux,plus sûrs Sc plus utiles.

385. Pa rivière dEure pouvoit fe joindre avec le Poir, pour former unerivière navigable en Beauce : nous en parlerons dans le Chapitre XIV, art. 454.

386. Pa partie inférieure de la Seine audestbus de Paris, a été auíììlob j et dun grand nombre de spéculations Sc de projets ; Sc cette navigationauroit grand beíoin dêtre perfectionnée : on a íouvent eíïàye de íaire venir jus-qu d Paris des bâtimens de mer. On voit dans Abbon qu en 885, 30 milleNormands remontèrent juíquà Paris avec 7 00 voiles, Sc de nos jours le Capi-taine Berthelot a fait en 1768 Sc 1769 , quatre voyages depuis le Havre-de-Grace jusqu a Paris, avec le navire le Saint Ouen de 160 tonneaux; il y

Canal du Loire& de la Beause.