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8c par conséquent plus cheres; il y avoir même des personnes qui diíòíent quecette dépense iroit à 40 ou à 50 millions, quelques machines bailleurs quel’on voulût y employer. *
En supposant qu’un pareil recreusement de la rivière sût possible, 8c faitsur toute la longueur ,les mêmes eaux couleroient à la vérité dans un lit plusprofond d’environ six pieds, mais fans avoir plus de hauteur : on ne peut pasparvenir avec la même quantité d eau, la même pente 8c la même vitesse ,à augmenter la section verticale des eaux vives : pour avoir plus de hau-teur d'eau, il faudroit rétrécir beaucoup le canal de la rivière par des perés oudes murs de maçonnerie, ce qui íeroit une espèce de cuvette ; mais ejle seroitbientôt comblée lors des grandes eaux. Les parties détachées qui auroientété recreusées au-deíïus du lit naturel de la rivière , seroient aussi bientôt re-comblées par les labiés 8c les vases qui s’y déposeroient ; 8c dans les endroitsqui n auroient pas été recreusés, il n’en resterait que la hauteur d’eau ordinaire,ensorte que la navigation n en tireroit qu’un avantage momentané 8c sujetà des réparations continuelles.
388. En se bornant à faire vers chaque pont dont nous avons parlé, un ca-nal de 200 toises fur 72 pieds de largeur avec des portes, 8c un pont tour-nant à la tête de chacun, on auroit un pasiage pour les vaisseaux qui re-monteraient jusqu’à Poissy » dans les hauteurs moyennes de la Seine ; l’on esti-tnoit la dépense seulement à 680000 livres; en se bornant à ce projet, onpro-posoit de faire des ponts tournans de 32 pieds, (celui des Tuileries en a 28)d’y construire des portes à l’entrée 8c à la sortie du canal, de 26 pieds 8c de-mi de largeur en deux parties , 8c 36 pieds de hauteur. On objecta que celarendrait les communications 8c les pastages de la Seine plus difficiles 8c plusincertains; que cela n’étoit ni praticable, ni aflez estimé, indépendamment de ceque les pilotis 8c les épuisemens n’étoient point compris dans cette estimation %non plus que les indemnités des maisons 8í terrains qu’il faudroit prendre , àMantes 8c dans les autres endroits. Mais M. Passement soutenoit que cetarticle étoit de peu de valeur. On objectoit encore que des vaisseaux qui au-roient pu remonter à la voile, dans le temps des moyennes eaux, se trouve-raient exposés à être endommagés , si les eaux venoient à baisser pendant leurtrajet ; mais les basses eaux ne font pas l’état le plus ordinaire ni le plus à crain-dre : c’est dans les grandes eaux que les bâtimens à voiles feraient les plus uti-les, parce qu’alors les bateaux ont peine à remonter, 8c meme a passer fousles ponts, 8c l’exemple de la Loire où les bâtimens de sel remontent à la voileà 300 milles de l’embouchure, doit rassurer, suivant M. Passement, fur ladifficulté de remonter. A l’égard de la descente, M. delaHire trouva en 168y,que la Seine dans les plus basses eaux, faiíoit 100 toises en cinq minutes ouplus de mille toises par heure, il n’y a que 3 o milles de Poiíïy a Rouen, ainsiun vaisseau poussé par le seul courant arriverait à Rouen en un jour 8c demi :on ne peut pas supposer que dans si peu de temps les eaux puissent se retirerassez pour arrêter un bâtiment dans son trajet.
389. Mais dans le cas où cela pourrait arriver, M. Passement proposoit g«„ rage des â
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