CANAUX DE BRIARE, & c ; 371
le produit va jusqu à onze ou douze cent mille livres ; l’entretien n’en absorbepas la dixième partie, parce que ce n est pas un pays de montagnes 8c de tor-rens. Le commerce qui se sait par ces canaux est très-important pour Paris,cette ville ne peut íè pastèr des marchandises du bas de la Loire, qui entrentpar le canal d’Orléans , ni de celles d’en haut qui viennent par le canal deBriare , Sc qui font en plus grande quantité ; ces canaux établissent entrela Loire 8c la Seine., une navigation qui est aussi commode qu on peut le délirer.
On peut voir au sujet du canal de Briare , Piganiol de la Force , Descrip-tion de la France y Tom. IV pag. 155 , l’Architecture Hydraulique de Bélidor ,le Dictionnaire de la France , d’Expiily ; Morin , Hifloire générale du Gatinois1680 in-s. le Long, Bibliot. Hiflor. de la France , Tom. I. l’Hift- SC les Mé-moires du Cardinal de Joyeuse y 1 674, 4 0 .
Articles accordés à Jacques Guyon Sc Guillaume Bouterouë, Entrepre-neurs du canal de Loire , Paris 163 9, 8°.
La Carte du canal d’Orléans Sc de celui de Briare fut donnée par Nicolasde Fer en 1 697 ; mais M. le Duc d’Orléans a fait graver, il y a quelques années,ces trois canaux en 21 feuilles avec tous les détails topographiques , à Paris,par Lattré, Graveur, &par les foins de M. de Régemortes. Cet atlas est undes plus beaux Sc des mieux exécutés qu’il y ait ; mais il ne íè vend point,les planches étant restées au Conseil de M. le Duc d’Orléans. L’écheile estde quatre pouces pour mille toiles.
Je finis cet article en annonçant ce que je dois à M. de Gaullier, Ingé-nieur des turcies Sc levées à Montargis, qui chargé de la direction de cescanaux , a bien voulu me donner à ce íujet des instructions que j’eusse trou-vées difficilement ailleurs.
449. Dans le temps où la navigation de la rivière de Loing étoit extrê-mement difficile (446) , on avoit lieu de craindre que les canaux d’OrléansSc de Briare ne devinssent avec le temps moins fréquentés Sc moins utiles.Quelques personnes formerent vers 1708 le projet de construire un autre canal,,entre la Loire Sc l’Yonne au travers du Nivernois, vers Cône, ville situéefur la Loire. Ce canal auroit 26 milles de longueur depuis Cône jusqu’àSurgi, qui est 17 milles au nord d’Auxerre, íùr f Yonne , entre Clamecy ScCoulanges. On devoir se servir de la rivière d’Antrain ou de Nouain, quitombe à Cône dans la Loire, en passant par Antrain, Sc de la Druys qui sejette dans l’Yonne. Les trois étangs les plus élevés d’Antrain pourroient íùfi-fre pour alimenter le point de partage. Plusieurs íources de fond qui y vien-nent furent jaugées le onze Septembre 1729 dans le temps ou elles étoientles plus basses, Sc fournirent environ 2200 pouces d’eau. Il n y avoit aucunouvrage à faire vers le point de partage, si ce n’est une tranchée de cinqmilles íùr environ 3 6 pieds de hauteur réduite, pour amener ces eaux ducote de l’Yonne, parce que le íommet de ces hauteurs a jusqu’à 109 piedsau-dessus des étangs. C’étoit le seul grand ouvrage que M. Abeille trouvâta faire pour l’exécution de ce projet.
Ceux qui avoient formé ce dessein, persuadèrent à M. le Maréchal d’Estrées
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Carte des U'oîscanaux.
Canal cîe Cônedans le Nivernois.