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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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Rivìère3e Mayen>ne.

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Rivières 4e Breta-gne.

Canal 4e Rennesà Dinan.

Z78 CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XIV.

458. La Mayenne rivière du bas Maine pourroit austi être rendue navîga-gable , du moins depuis Mayenne , au lieu qu elle ne commence à l’être qu’àLaval, après un cours d’environ 20 milles. Le Cardinal Mazarin l’avoit miseen état de porter bateaux íìir une longueur de sept à huit milles, Sc il auroitfini s’il avoit vécu.

La première construction de 22 portes marinières qu’on avoit faites au-des-sous de Laval en descendant à Château-Gontier, avoit eu fi peu de solidité,qu’en 1724 on étoit íiir le point de voir interrompre cette navigation; on yfit alors quelques réparations comme nous savons dit; mais cela n a pas eude fuite.

La partie supérieure de cette rivière traverse un canton du Maine qui abeaucoup de productions pour servir au commerce ; mais le défaut de com-munications les rend inutiles ; il y a beaucoup de terres en friche qu on ne dai-gne pas cultiver par la même raison; les habitans font persuadés que les avancesde fEtat pour féconder cette Province par la navigation , lui rentreroientpar la feule augmentation des produits de la culture; ceux qui se trouventaujourd’hui épuisés par des impôts se feroient, disent-ils, un devoir d’offrirau Gouvernement une partie de faiíance qu’ils auroient reçue de fà vigilanceSc de íès foins.

459. A l’orient de Mayenne, on trouve dans la Province de Bretagne íarivière de Coefhon ou Couesnon, qui prend sa source un peu au-deíïus de laville de Fougères, Sc pastant ensuite à quelque distance de la ville de Ba-zouges, va baigner les murs d’Antraim, Sç se jette dans la mer près du Mont-Saint-Michel. M. le Marquis du Hallay vouloir en 1766, rendre cette rivièrenavigable depuis le moulin de Quincampoix,íùr une longueur de 18 à 20 milles,pour pouvoir fournir plus facilement des bois à la Marine du Roi, Sc ren-dre service à tous les habitans du pays ; il fe chargeoit de faire construire desécluses vers les moulins, en y percevant un droit leger pour i’entretien. Iidemandoit que l’on changeât deux ponts de manière à donne r passage aux ba-teaux , & que les Propriétaires voisins fustènt tenus, comme lui, de nettoyerSc de débarrastèr la rivière des arbres dont elle étoit encombrée. Mais l’In-génieur qiîi fut chargé d’examiner ce projet, jugea qu’il y auroit tant de pontsSc d’écluíès à construire, tant de Propriétaires à dédommager, que les droitsde cette navigation ne pourroient dédommager des frais de l’entreprifè.

460. A l’autre extrémité de la Bretagne, la rivière d’Austene qui fe perddans la baye de Brest , pourroit être rendue navigable juíqu’à Carhais avecdes écluses, le Roi en retireroit des avantages pour rapprovisionne ment du pre-mier port de la France.

461. La Bretagne auroit besoin de divers canaux : on a parlé depuisplus d’un siècle d’ouvrir un canal à Rennes pour réunir cette Capitale aSaint-Malo; on en avoit fait le devis en 1736 ; mais en 1746 M. de Ker-íàufon , Gentilhomme Breton, proposa aux Etats de la Province trois projetsde canaux, tous à la fois ; on ordonna l’impreísion de son Mémoire , Sc Ionchargea la Commission intermédiaire d’employer des Ingénieurs à faire les