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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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Entre la Loire -ila Vilaine.

Rivière de Loire.

380 CANAUX DE NAVIGATION , Chap. XIV.

Blaved, vis-à-vis deBieuzy, six milles au-dessous de Pontivy, & dans Ould -trois milles au-dessus de Josselin au pont de Boqueneuc, en passant par Can-froud, íùr une longueur de 18 à 20 milles. Ces deux rivières depuis là jus-qu’à la mer ont une pente douce, & peuvent être rendues navigables entout temps.

464. Ensin , M. de Kersauson proposoit de creuser un canal entre laLoire & la Vilaine, pour qu’d y eût une communication íure & continuelle,de Rennes avec Nantes, & de toute la Bretagne avec Paris. Cette commu-nication pouvoit íe faire de deux manières ;& d’abord en prenant des eauxde i’Ifak ou du Don, qui ne font éloignées vers le Nord que de. six à sept millesde i’Erdre, iun des affluans de la Loire, qui tombe dans ce fleuve à Nantesmême, tandis que i’Iíàk tombe dans la Vilaine vers Rieux, & le Don 7 à 8milles plus haut.

La communication de la Loire à la Vilaine, pourroit íè faire auísi en fe te-nant plus près de la mer, & fe íèrvant de la rivière de Pontchateau ; dansce cas , le canal iroit de Cran, qui eíl au-dessous de Rieux jusqu à Pontchateau ,qui est y à 8 milles plus au Midi; cette route feroit plus longue , mais moinsdispendieuse & plus utile à la ville de Nantes , & aux autres villes qui pren-nent part à son commerce.

Les ventes de la Compagnie à l’Orient gagneroient à cette communication ;les grands chemins feroient plus facilement entretenus ; f exportation qui fe faitpar Nantes & Saint-Malo feroit plus étendue, & la Bretagne pourroit repren-dre une émulation & une activité qui la distinguoient autrefois parmi toutesles Provinces de France. .

Ces trois canaux pris ensemble ne feroient que le tiers du canal de Lan-guedoc , & ferviroient à peupler & à fertiliser des pays incultes & déserts ;deux de ces canaux passeroient presque en entier sur des terreins stériles ; en-forte qu il y auroit tout à gagner & rien à perdre.

L’Auteur demandoit íur-tout, qu on y employât des milices , ou des trou-pes qui feroient 1 ' à portée de fe rendre facilement fur nos côtes en cas qu’ellesfussent nécessaires : il observe dans son mémoire que le canal de Briare , celuid’Orléans , celui de Languedoc , ont été faits dans des temps de guerre ; lesRomains qui étoient presque toujours en guerre , n en étoient que plussoigneux d’employer les momens quelle leur laissoit, à soutenir l’activité deleurs troupes par des travaux publics.

465. La Loire , qui eíl la plus grande rivière de Bretagne, a été auíïil’objet d’un grand nombre de spéculations & de projets : les Marchands qui fré-quentoient la Loire , formèrent dès fan 1402 une Société ou Compagnie quisubsiste encore à Orléans, & qui a des Délégués dans les autres villes : sonobjet est de maintenir les droits & les franchises de la navigation, de s’oppo-fer aux péages usurpés , de soutenir tout procès contre ceux qui empêcheroientou troubleroient la navigation de la Loire, & de faire les réparations néces-saires pour l’entretien de la rivière, ce qui s’appelle Balisage. Pour cet esset,Charles VI, & les Rois ses successeurs, leur ont permis de lever certains droits

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