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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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NORMANDIE, BRETAGNE, & c . 3 g r

appeíiés Droits de boète fur les marchandises & bateaux qui navigent dans i e-tendue de la rivière de Loire & de ses dépendances. Les Lettres-Patentesdu 17 Juin 1738 , commettent i’Intendant d’Orléans , pour adjuger la percep-tion de ce droit, ainsi que la dépense annuelle du balisage, ou autres dépen-ses extraordinaires, lorsqu’elies lui paraissent convenables , 8 c en arrêter lescomptes, pendant 2.0 ans.

466. On se plaignait fortement en 1746 du mauvais état de 1 embouchurede la Loire , qui se comble de plus en plus, íiir-tout par la négligence deceux qui en délestant leurs bâtimens, jettent leur lest dans la rivière ; on yvoit se former de nouveaux bancs 8 c de nouvelles istes, quelquefois aux dé-pens des anciennes qui ne íont point diguées ; il s’est formé un banc de demi-lieue au-dessous de la bonne anse, où il ne reste que íept à huit pieds d’eaude basse mer, tandis qu’autrefois il y en avoit 20 ; dans de mauvais tempsles Pilotes les plus expérimentés n’y paíîent qu’en tremblant, 8 c on 1 attribue,sur-tout au délestage des vaisseaux. Le chenal qui conduit de Saint-Nazaire àPainbœuf, où est le port des vaisseaux Nantois, íur une longueur de huit àdix milles, est si tortueux, si étroit, si bordé de rochers 8 c de bancs, que beau-coup de vaisseaux y ont péri, & qu’il y a des endroits où il ne reste que septà huit pieds d eau; les navires perdus ont augmenté le danger, 8 c causentencore beffroi de ceux qui les regardent; les assurances d’entrée 8 c de sortieont doublé depuis 20 ans, & il en coûte beaucoup au Roi & au Commerce.Depuis Painbœuf, en remontant jusqu’à Nantes íùr un espace de 20 milles,on est obligé de íe servir de gabares pour le traníjaort des marchandises ,les vaisseaux ne pouvant aller au-delà : la rade même de Painbœuf ssest pointun aíyle ; on y a fait des pertes immenses ; il est étonnant qu’on n’y ait cons-truit ni quai, ni port, ni bassin, & qu’on ne puisse pas y mettre en sûreté desnavires de six à sept cents tonneaux.

M. de Maurepas, 8 c M. Orry, Contrastent général, chargèrent en 1746 leChevalier de Caux daller faire une visite exaéle de cette partie, 8 c d’en dresfer un état, avec une Carte Sc un Mémoire, ce qui fut exécuté. Il proposade détruire les bancs de fable qui s’y font formés, de diriger les eaux pardes digues 8 c des fascinages , de réunir les istes entre estes, 8 c de faire unport ou bassin à Painbœuf, 20 milles au-dessous de Nantes. M. de Caux esti-moit cette dépense à deux millions 8 c demi ; mais une pareille estimation estbien difficile à faire.

Son autre projet fut de construire un canal de Nantes à Bourgneuf qui en estéloigné de 20 milles, & qui est au midi de f embouchure de la Loire , dela même quantité. En donnant à ce canal 80 pieds de large & ij 1 pieds deprofondeur, il en coûterait six millions , tant pour le canal que pour le port,& en íe bornant a une profondeur de dix pieds , quatre millions 8 c demi ;alors il servirait pour des gabares plates de 200 tonneaux, qui iroient 8 c re-viendraient en tout temps fans attendre les vives eaux.

467. L année suivante, M. Pelletier, Ingénieur Géographe de M. le Ducde Penthièvre, présenta de grands Mémoires fur les moyens de rétrécir &

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