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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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38a CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XIV. '

de creuser le lit de la Loire; il résutoit le projet du canal de Bourgneus : sespropositions furent suivies avec vivacité en 1748 ; il vouloit construire desdigues par des bateaux rangés en ponts d'une iíle à f autre, pour réunir les eauxen un seul bras, Sc creuser le lit de manière que les plus gros navires pus-sent remonter jusqu à Nantes ; couper la barre qui est à l’embouchure de íaLoire , nettoyer le mouillage de la bonne anse, faire mettre des pieux, poteauxSc balises, depuis Painbœuí jusques par-delà f écueil des Morées en avant deSaint-Nazaire Sc de la pointe de Meindin, & former trois baísins ou ports dif-férons , à Nantes, à Painbœuf, & à la bonne anse près Saint-Nazaire, oùles vaisseaux seroient à i’abri des orages Sc des débâcles ; il évaluoit cette dé-pense à cinq millions, 8 í Tentretien annuel à 150 mille livres.

Pour parvenir à faire cette dépense, il se proposoit de former une Com-pagnie, à qui l'on accorderait pour trente ans un droit de vingt fols par ton-neau de volume, de chaque bâtiment Nantois entrant ou sortant par la Loire,Sc viiigt-cinq sols pour les autres ; il entre Sc sort tous les ans par le per-mis entre Meindin Sc Saint-Nazaire, 1580 bâtimens depuis 2,0 jusqu’à 2.50tonneaux, formant un total de 1 y8000 tonneaux entrans Sc íortans, Sc pro-duiraient par conséquent 31 6 mille livres; il demandoit aussi la propriétédes terreins desséchés , l’engagement des istes qui íònt du Domaine, les droitsde pêche , moulin, &c. Il y trouvoit de quoi faire face à la dépense, Sc auremboursement. Les Députés du Commerce consultés fur ce projet l'approu-vèrent j en désirant néanmoins que l’Académie des Sciences, les Ingénieursles plus habiles, Sc les Négocians de Nantes fussent consultés fur la possibi-lité 8 c les moyens de l’exécuter ; mais cela n a pas été suivi.

468. Dans la partie supérieure de la Loire, on trouverait aussi beaucoup detravaux à entreprendre, Sc d'avantages à en retirer : il y eut en 1702 desLettres-Patentes qui permirent à Pierre la Gardette, de la rendre flottable &navigable depuis Roanne en remontant jusqu’à Saint-Rambert, Sc de percevoirdes droits de 40 livres fur chaque bateau de charbon; les ouvrages les plusnécessaires furent terminés & reçus en 1725; mais en 1740, on se plaignitde sinexécution des engagemens de la part de ceux qui percevoient les droits;on ordonna une visite de la rivière; les droits furent mis en séquestre , Scréduits à moitié; enfin un Arrêt du 21 Mai 1746 , autorisa les Concession-naires à élargir Sc redresser le canal de la rivière, feulement pour descendredepuis Monistroi jusqu à Saint-Rambert , Sc leur enjoignoit de faire chaqueannée le balisage, enfòrte que les bateaux qui descendent pussent paíïèr avecsûreté Sc facilité, les autorisant à percevoir les 40 livres fur chaque bateau,ou vide, ou chargé de charbon de terra.

En í 749 , les ouvrages surent terminés de Roanne à Saint-Rambert pourla descente seulement; mais suivant lavis de M. de Ville, Ingénieur du Lyon-nois, la Loire ne peut être rendue navigable pour descendre de Monistroi àSaint Rambert, à cause du peu de volume de seau , de la raideur des pentes.Sc de son cours tortueux; il pensoit d’ailieurs que les bois Sc le charbon, lesmarchandises du Vélay & du Gévaudan ne valoient pas la peine Sc la dépense

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