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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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NORMANDIE, P O I T O U, &c. 387

ìl fur question de ce projet aux Etats généraux à Tours. Il fut approuvé Scdécidé plusieurs fois , en 1545,1454, 1587, 1603 , 1725 , comme on levoir dans un Mémoire de la ville de Bourges.

En 1771, M. le Baron de Marivetz suivoit avec vivacité cet utile projet;ìl propoíòit de tirer ce canal entre f Allier près des villages de V eurdre, Lorette& Pontchâteau, & le Cher près de la ville de Vierzon en Berry, fur unelongueur de 62 milles, par la rivière de Lurcy qui tombe dans f Allier, Scl’Auron qui tombe dans le Cher ; le point de partage étant vers les étangsoù fònt les sources de la rivière de Lurcy, à 52 milles du Cher, & 10 def Allier, 138 pieds au-dessus de la première, Sc 130 au-deíîus de la seconde,près de la forêt de Tronçais entre Moulins Sc Nevers. Ce canal traverseroittout le Berry & une partie du Bourbonnois ; il procurerait non-seulement ledébouché des denrées de ces deux Provinces ; mais il servirait aux Provincesíùpérieures , telles que le Lyonnois , le Beaujollois, la Bourgogne, le Niver-nois, Sc f Auvergne, en leur ouvrant un chemin plus court jusqu a Nantes Scjusqu à Paris; ce canal procurerait le dessèchement de beaucoup de marais,

& l’arrosage de plusieurs cantons stériles. L"Auteur trouvoit dans la valeur desbois Sc du Domaine de Vierzon, dont il demandoit au Roi la concession , lesfonds nécessaires pour ce canal, en y joignant les moulins Sc le produit dela navigation. Suivant le Procès-verbal fait en 1772 par M. Bouché, Ins-pecteur général des ponts Sc chaussées, la dépense totale monterait à 3 millionsdeux cents mille livres, y compris 33 écluses Sc 25 milles de rigoles pourconduire des eaux aux différens réservoirs. M, Gouffier, très-connu parses talens pour le dessein Sc la mécanique , Sc par plusieurs descriptionsdes Arts dans f Encyclopédie, a travaillé beaucoup à ce projet, il en a des-siné des écluses qui ont été gravées ainsi que la carte du canal projetté.

478. L’Indre qui est dans une partie plus méridionale du Berry, pourrait Autre rivière a-

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devenir très-utile à cette Province pour le débouché des grains, des bois Scdes fers , si elle étoit rendue navigable; il en a été question en 1715, en 1723Sc 1750, Il y a 90 milles depuis Châteauroux jusqu’à f embouchure de 1 Indredans la Loire ; cette rivière est communément astez profonde ; mais il y auraitbeaucoup de gués Sc de rochers à couper, beaucoup de portes à constfuire,

Sc un chemin de hallage à faire tout le long , parce quelle est souvent au ni-veau des prairies, Sc cela ferait bien coûteux dans un pays auffi marécageux.

Cependant on a penfë que les mortalités fréquentes des moutons que sonéprouve dans le Berry, Sc qui font le plus grand tort à la Province, venoientdes débordement de l’Indre qui se comble peu-à-peu, qui gâte par son limonles meilleurs pâturages, Sc qui aurait beíbin d’être nettoyee , ainsi que lesruisseaux qui s’y jettent ; les Meuniers augmentent le mal, Sc Ion remédie-rait à tout en y établissant une navigation. On estimoit cet ouvrage iyoomille livres en 1728, suivant un Mémoire de M. Villedieu, qui établissoitdune manière convaincante la néceffité de 1 entreprise pour le bien de la Pro-vince du Berry, & de la France en général.

479. La Creuse qui est encore plus au Midi, se jette dans la Vienne,