- permis.
NORMANDIE, POITOU, à. m
496. M. Tréíàguet a remédié à ces inconvéniens par la nouvelle forme de Nouvellesses portes: elles font composées de deux vantaux de charpente; mais la tra- de ‘verse ou entremise d’en-bas de chaque vantau , au lieu d’être établie précisé-ment au bas de la porte, est placée six pouces plus haut que l’extrémité despoteaux, asin de laisser un vide par-deílous. La partie supérieure de ces portes,depuis l’entretoife du milieu jufqu’à celle d’en-haut, est remplie par des bor-dages diíposés suivant 1 usage ordinaire. La partie qui est au-deífous reste vide,
Sc n est fermée qu au moyen de deux vannes de fond placées fur chaquevantau; il y a un cric à chacune de ces vannes, pour les lever Sc les baisserfans peine. Les vannes étant baissées, elles descendront à l’arrafement du ra-dier supérieur, lequel íèra de trois pouces plus bas, pour former une feuillurecontre laquelle elles battront, pour fermer plus exactement le permis. Cettefeuillure n est pas nécessaire pour leur donner un appui ; car elles sont d’ailieursappuyées à six pouces de leur extrémité inférieure contre l’entretoife d’en-bas,ce qui suffit pour les empêcher de fléchir par la poussée de seau ; mais en Rap-pliquant fur cette feuillure contre laquelle 1 eau les pousse, elles ferment à l’eautout passage , Sc c’est la vraie destination de cette feuillure.
Quoique le radier inférieur commence trois pouces plus haut que le supé-rieur , le bord de la feuillure n est cependant élevé que de deux pouces ;cette feuillure est formée par un plan incliné qui part du bufc, Sc qui l’excèdede toute l’épaisseur des portes. Cette inclinaison est d’un pouce fur la largeurde ce plan incliné, enforte qu’il reste deux pouces pour la feuillure destinée àsoutenir les vannes.
Le bufc est en pierres de taille encastrées íous le seuil Sc les femelles quiforment un châssis triangulaire. Il est de niveau avec le radier inférieur, àl’exception de trois forts dés aussi en pierres de taille, qui excèdent de six pou-ces en hauteur le surplus de la superficie; le dé du milieu est taillé en chan-frain suivant 1 angle que doivent former les deux vantaux, asin de recevoirles deux poteaux busqués. Les deux autres dés font placés vis-à-vis des po-teaux du milieu de chaque vantau pour leur servir d’appui.
Il doit régner fur toute la longueur du bufc un plan incliné, dont la lar-geur doit s’é tendre à foute fépaissèur des poteaux des portes, juíqu’à la ren-contre des vannes appliquées fur le parement extérieur, Sc auxquelles l’extré-mité de ce plan incliné doit servir de feuillure ou d’appui. Ainsi les bouts inférieursdes poteaux des portes ont à passer fur le plan incliné , pour parvenir au dédu bufc fur lequel ils s’appuyent. A cet effet les bouts font coupés en chanfrainfur le même angle, de façon que les portes étant fermées, ils portent fur le planincliné. Par ce moyen, les portes trouvent dans leur repos un appui ferme;leur poids, lorfqu’eiles font fermées, ne tend point à les faire fléchir, Sc foula-ge les colliers Sc i’assèmbiage même des portes ; car on ne peut pas craindreque ce poids tende à les faire glisser en fléchissant íiir ce plan incliné , attenduque la force de l’eau, qui les pousse par leur partie inferieure, l’emporte tou-jours fur le poids qui tend à les affaisser. Cela fait aussi que lorsque les portes«ouvrent, elles ont aussì-tôt deux pouces de jeu au-dessus du radier, Sc par
portes
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