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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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LIMOSIN, GASCOGNE, Scc. 4 o 7

qui détend de Milhaud à Aiby, Gaiiiac, Montauban Sc Moiíîac , ainsi quede PAveiron qui paífe à Rliodez à Viliefranche, Sc va tomber dans le Tarn au-dessous de Montauban. Le Roi avoit accordé des Lettres-Patentes à une Com-pagnie le 4 Septembre 1752 ,, Sc le 22 Juillet 1755? pour rendre ces rivièresnavigables jusques à Pembouchure du Tarn dans la Garonne. Mais cette Com-pagnie négligea les travaux. Les Ingénieurs de la Province ont dressé les plansSc les devis des ouvrages nécessaires pour continuer Pentreprise ; mais ils onttrouvé la dépense si considérable , qu on y a renoncé quant à présent.

y 10. On a auffi parlé de rendre navigable la Vère qui coule à cinq millesau nord dAlby par Maillac Villeneuve , pour aller dans PAveiron, Sc en-íliite dans la Garonne. Elle est presque parallèle au Tarn, tandis que lAveironest plus au Nord; comme toutes ces rivières font très-peu navigables, il y a peude facilité pour le commerce, Sc Pon a parlé íouvent dy suppléer par un canal.

Jai vu Pacquieícement de la Province de Languedoc, pour lexécution du pro- Canal <TAibi~

jet formé par le sieur Bourroul, de rendre navigable la rivière de Vère , ÔC de *

dériver les eaux du Tarn au-deíîus de Saint-Géry en Albigeois, pour former

un canal dans la plaine jufquau-dessous de Montant, vis-à-vis Gailhac, imprimé

à Montpellier en 1752, trois pages in-j ?, & un Arrêt du Conseil revêtu

de Lettres*Patentes qui permet au sieur Jean Bourroul, Ingénieur, & à ses AC

sodés y de construire un canal de communication fur la rivière de Vère, comme

auffi de rendre la rivière du Tarn navigable depuis Gailhac jusqu à Saint-Géry;

des 4 Septembre Sc 14 Octobre 1752, à Montpellier 17^2, ìn-yS. Koye^ le

Long, Bibl. de la France.

5n. L£ DfvOT coule íur un espace de 3 6 milles dans des plaines fertilesentre la Garonne Sc la Dordogne ; si cette rivière étoit rendue navigable , laculture Sc le commerce des bleds Sc des eaux-de-vie augmenteroient dans toutle pays. Cette rivière a y o à 60 pieds de large , elle est très-bien encaiílee ;mais on y trouve 3 2 moulins, dont le tiers pourroit suffire ; les habitans dupays ont offert eux-mêmes de contribuer à Pétabiissement de cette navigation.

II faudroit faire une écluse à chaque moulin, Sc Peau suffiroit pendant unebonne patrie de lannée, soit aux écluses, soit aux moulins que Pon coníèr-veroit íur le Drot.

M. Ferrand, Lieutenant de Dragons, qui soccupoit de ce projet en 1768,proposoit détabiir pour cette entreprise une augmentation de quatre sols par liv.íur le tabac qui se fabrique à Tonneins, dont il fort dix millions pelant chaqueannée pour les Provinces voisines.

y 12. Lt Lot qui descend du Gévaudan , paíîe à Mende, à Cahots Scà Fumel au travers du Rouergue , Sc tombe dans la Garonne au-deílous d'A-gen, à Eguillon ; le Lot est peu éloigné de P Allier , qui traverse P Auvergne(469) ? Sc même de la Loire. On a fait au mois d Octobre 1764, un Pro-cès-verbal de Pétat de la rivière du Lot ; en 1766 on a commencé à im-poser 27 milles livres par année pour le rendre navigable, Sc 1 on a mis la mainà lœuvre. II y a 12 écluses íùr la rivière du Lot , celle d Eguillon est la 12*

Sc dernière située à Pembouchure du Lot dans la Garonne, iy milles au-dessous