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LIMOSIN, GASCOGNE , Sec. 4II
rivière de Castres , ainsi que le grand ruisteau de Bélier, prennent égalementleur source dans ces étangs de la Hucau & de Louarcey ; mais par deuxdirections opposées : le Gamor va tomber dans la Garonne avec une pente de193 pieds , l’autre va se réunir à Leyre par une pente opposée de 166 pieds,M. Desbiey observa qu il seroit possible de joindre ce ruisseau Sc cette rivière ,par un canal qui ouvriroit alors une communication de la Garonne avec lebassin d’Acachon, en prenant des précautions pour encaisser la rivière de Leyre,depuis Bélier jusqu à ion embouchure.
M. Henri, Négociant, Sc ami de M. Thivent, lui fit espérer des fonds pourla levée des plans typographiques, Sc même pour Inexécution du canal, dèsque son projet íèroit agréé par le Gouvernement. M. le Comte de Montau-sier, Sc M. le Marquis d’Arcambal procurèrent à MM. Henri Sc Thivent laconnoissance d un Ingénieur, qui aux talens naturels Sc aux lumières de sonart, réunisioit encore des connoiíïànces locales, infiniment précieuses dans uneopération de cette importance : on a levé la carte, on a fait les nivellemens Síle plan des écluses, le tout ne tardera pas à être mis íous les yeux du Gou-vernement: en attendant, l’Académie de Bordeaux a publié la réduction decette carte, à la íuite du Mémoire de M. Desbiey, dont nous avons parlé,Sc d’où ceci est tiré (yiyj,
On voit dans cette carte un canal de 20 milles de long, depuis Gastres ScBautiran, vers la Garonne, passant par Saint-Seves, Saint-Morillon, Cabanac,Villagrains, Saïnt-Magne, Béliet, Sc se terminant dans la Leyre; le point departage, qui est à six milles de cette rivière , est élevé de 166 pieds au-deíîusde la Leyre, Sc de 15^3 au-destus de la Garonne.
520. La navigation en général, Sc la ville de Bordeaux en particulier, tire-roient un plus grand avantage d un canal qui iroit directement à la mer ; maisje ne fais si l’exécution en seroit possible. Les Propriétaires des marais salans,établis à Certes, par feu M. de Civrac, avoient déja formé le projet d’un ca-nal navigable, depuis le bassin d’Arcachon près de Lanton, jusqu a Bordeaux;ils en firent même lever le plan, en traversant les landes par les bois Lubec ,de Berganton, Sc le lit du ruisseau de Peíîàc, qui se divise en deux branches,à l’entrée de Bordeaux, près des portes d’Alhet Sc Dijaux. M. de Lorth, richeArmateur de Bordeaux, a renouvelle cette proposition en 177b • ce canal quitraveríeroit les landes de Bordeaux, ouvriroit une communication directe decette grande Ville avec la mer, par le bassin d’Arcachon Sc le port de Teste-de-Buc, il auroit 25 milles de long, Sc il en faut faire 180 par eau, pouraller de Bordeaux à cette rade de Teste, qui pourroit devenir un aíyle intéres-
v.
Canal de Bor-deaux cinquièmeprojet.
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íànt oour le commerce.
ldUl r , _ 1 . fl I„ r Sr sablonneux, comme ceux qui
M. de Lorth assure que le terrera est plat Xtwu» > U
ont été abandonnés par la mer. ensorte quon n'auroit a redouter aucun obs-tacle insurmontable .aucune montagne à percer, pomt de errem précieux a, . „ > , t „_ lir alimenter le panai; les déblais en le-
ménager, point d eaux a chercher pour aume v '
roieM faciles. & formeroient un engrais excellent pour les landes voisines,-où la population & l'agriculture deviendraient bientôt florissantes.