L I M O S I N, G À S C O G N E, à 413
Quelquefois plus long-temps. Tout le monde íàit que ces rades ne font pointSures, que les vaisseaux y font exposés à des secousses allârmantes, Sc à un grandnombre d’accidens, même à faire naufrage , notamment à l’Iíle d’Oléron. Iln y a pas long-temps qu on y a vu périr trois navires.
II est naturel que le danger dës vaisseaux qui vont chercher la rivière , Scde ceux qui en sortent, les périls innombrables aux quels ils font exposés, Scdont un trop grand nombre de Navigateurs ont été les malheureuses victimes ,ayent inspiré des projets pour les éviter, Sc sur-tout l’idée du bassin de laTeste qui a paru devoir être une ressource précieuse : avec peu de dépense ,on en seroit une des meilleures rades, même un des plus beaux ports de TEu-*rope : déblayé , écuré, approprié, Sc les sables fixés convenablement, le moUiLlage y íèroit excellent pour plus de 3000 vaiíïèaux. Auífi les gens du payslappellent-ils la petite mer. La principale passe y est admirable ; on pour-roit y entrer par tous les vents du large ; on n’auroit pour y entrer de ventscontraires, que ceux du Nord-Est ou Sud-Est., que le mauvais temps n ac-compagne presque jamais ; encore les courans y portent-ils, & il íèroit poífi-ble de louvoyer ; la marée même y porteroit contre le vent : on en íòr-tiroit en tout temps, hors par le vent forcé contraire. Cètte entreprise estassez importante , pour qu’on puisse espérer d’en voir quelque jour tentersexécution, à moins que la grande hauteur du terrein n y mette obstacle.Mais M. Desbiey, dans le Mémoire que nous avons cité , dit que l’inspectionseule du local eût dû empêcher la dépense des niveliemens (520) ct’éiévation,dit-il, de cette partie des landes est prodigieuse , les écluses nétoient pas pra-ticables dans ce projet, faute de bassin, ou de réservoir au point de partage ;il eût fallu creuser à ciel ouvert un canal, qui auroit eu plus de ij6 piedsde profondeur ; c’est-à-dire, entreprendre ce qui est au-destus des forces hu-maines, fiir-tout dans un terrein de cette nature.
y 23. Dans les landes Bazadoises, qui íont un peu plus à l’Ôrient, on trouvele Ciron, petite rivière qui parcourt en serpentant un espace de 60 milles,depuis fa source jusqu au bourg de Barsac, à 2,0 milles de Bordeaux, où cetterivière tombe dans la Garonne. Ces landes fournissent des bois, des bleds, desrésines, des laines, filasses , Scc. Sc le pays est impraticable pendant six moisde l’année. Un habitant de Lerm près Bazas, proposoit en iyyy, de ren-dre le Ciron navigable , à ses frais, moyennant la jouissance du droit de voi-ture íùr Cette rivière pendant I y ans ; après lesquels le produit íèroit adjugéà l’enchère, pour appartenir la moitié au Roi, Sc le reste à 1 Auteur du pro-jet, ou à ses ayans cauíè.
y 24. On a auífi parié d’établir la navigation de TAdour, depuis Tarbesjusqu’à Bayonne. La Province du Bigorre manque de bled, Sc elle a des vins,des bois, des marbres , des ardoises , des prairies immenses, d ou les bestiauxfourniíïènt du beurre à plusieurs Provinces ; mais les charrois détruisent beau*coup de bêtes à cornes ; on a remarqué dans le Bearn, qu âpres les annéesoù Ion avoir tiré beaucoup de vins pour la Hollande, la récolte des bledsdiminuoit íènsiblement. La navigation de lAdour íèroit bien utile pour
M y
Difficulté à crain-dre.
Canal du Giron.'
Rivières diïSì-,
gorre Sc des Pyi,rénées»