" CANAUX DES PÂYS-BAS, à 4?s
-ingentem illam ad occasum fojjam duxit ; quam prììis Boulanam dixere 9 mòdo no-vam appellamuS) arcendïs eâparte hoftilibus copiis. Bupelims Ann. GaLlo-Fland.ad an. io y 6 . V. Meyer ad dn.ïo f p. Heylen , pag. 96. On voit encore le canaldu Neus-fossé fur la nouvelle Carte de France, feuille 19 publiée en 17 j 1 8. Il atoujours fait la séparation des Provinces de Flandre Sc d’Artois, tellement quefur les deux bords de ce fossé, on trouve en certains endroits deux langagesdifferens.
Les Espagnols s en étòìent servis comme d une ligne de défense contre lesFrançois , Sc le Maréchal de Vauban avoìt proposé de s’en servir pour en faireun canal de navigation. ( Voye^ VArchït. Hydraul. de Bélidor , II e , Partie ,T. II,Liv. IV, Chap. IX, pag. 425). Le Maréchal de Vauban sentoit tout à lafois l’importance de cette ligne de jonction entre deux Places fortes , commeAire à Saint-Omer, Sc 1 avantage qu’il yauroità la seire servir au bien du Com-merce: on estheureux quand on peut^parune même dépense, remplir deux objetssi importans. Il y a beaucoup de canaux qui servent à la défense d un pays parle moyen des forts Sc des redoutes ; mais celui dont nous parlons , le défendpar lui-même.
Ce fut en 17^0 que M. Fiiley, alors Ingénieur en chef à Valenciennes,fut nommé pour lever les plans du canal d’Aire à Saint-Omer , Sc en dresserles devis, Sc le 17 Décembre 1753 , M. de Seichelles, Intendant de Flan-dre, en fit l’adjudication en exécution d’un Arrêt du Conseil du 7 Mars.
Le Roi , dit M. Fiiley dans son devis , voulant rendre plus parfaite lanavigation de ses frontières de Flandre, de Hainaut Sc d’Artois, en l’étendantjusqu’à la mer par Gravelines , Calais, Bergues Sc Dunkeíque, Sc assurer enmême-temps la frontière entre Aire Sc Saint-Omer, en opposant une barrièreaux courses des ennemis en temps de guerre , a ordonné qu’il fût fait un canalde jonction de la Lys à l’Aa, depuis Aire juíqu à Saint-Omer, Sc même quilfut continué depuis Saint-Omer jufqu’au-deíTous de Walten, en passant aupied de la hauteur de Rhumingheim, pour donner un lit plus direct à larivière d’Aa.
On commença les travaux en 1754 ; la guerre qui survint 1 année suivante ,y cause une interruption. Ils furent repris en 1768 fous la direction de M»Bouillard ; Sc le canal fut rendu navigable en 1771 ; il est même actuellementtrès-fréquenté , Sc par conséquent très-utile; on a presque abandonné la granderoute pour profiter des avantages &des commodités que présentent les transportspar eau. Depuis ce temps, on continue de travailler à perfectionner la navi-gation au-dessus Sc au-deíïous du canal.
La partie comprise entre Aire & Saint-Omer, a coûté environ quatre mil-lions ; mais il y a bien environ six cents mille livres qui n’ont ete employées qu’àremédier aux éboulemens qui étoient arrivés au-deíïus des Fontinettes, versSaint-Omer , ou en ouvrages qui ont été démolis lorsqu on a abandonné leprojet de se servir de la Meldick , c’est-à-dire , de la partie de la rivière d’Aa,qui est au-dessus de Saint-Omer jusqu’au village de Biendecque.
Ce canal a 8360 toises, depuis le bassin d’Aire jusqu a l’entrée des fossés de