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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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Emploi des«supes.

CANAUX DE NAVIGATION * ~C u à i?. XVIÎÎ.

bateaux ; ii est dans une situation heureuse, couvert des feux d’Aire Sc du fortde Saint-François ; pour le mettre entièrement à i’abri d’infulte, on a rétabliune vieille redoute des Espagnols, Sc vers le nouveau lit de la Melle , on aélevé une nouvelle lunette.

Pour avoir un emplacement íùffiíànt à la construction de ce baíîìn, Ton àdétourné la Lys, Sc íòn nouveau lit tourne íùr presque la moitié de ìa cir-conférence du baíîìn ; une partie du côté du fort est; en ligne droite, Sc eníùitejusqu’au fort même on a beaucoup corrigé le lit de Cette rivière. Deux éclusesde Garde font la communication du baíîìn avec la rivière de Lys, lune enamont du côté de la ville ; l’autre en aval ducôté dufort ; elles ont chacune deuxpaires de portes busquées, & ont coûté chacune cent mille livres à construire.

Sur le ruisseau de la Melle Sc íùr le contre-foíîe, íont deux petits ponts quifont la communication de la chauíîee du fort avec la ville ; le premier en char-pente a douze pieds*de paíîàge, Sc le íècond a deux paíïàges fermés en plein-ceintre, de deux pieds íìx pouces de rayon chacun : à l’un Sc à l’autre on aménagé des coulisses pour y manoeuvrer des poutrelles au beíbin.

Les deux entrées du baíîìn dans la Lys ont l’inconvénient commun à presquetoutes les écluses situées à l’embouchure des canaux dans les rivières, ii s’yfait continuellement des dépôts ; cette rivière a des eaux fort troubles lorsdes grandes crues ; il suffit d’un hiver pour empêcher le íervice des écluses ;d’aìlleurs le service en est défectueux quant à présent.

Sur toute ia longueur du canal depuis les Fontinettes jusqu à Wître à 1^00toises d’Aire, les contre-fossés n ont du côté de l’Artois que huit à neuf piedsde largeur en haut; c’est-à-dire , à l’endroit le plus large, Sc environ cinq à sixpieds à la plus grande profondeur ; du côté de la Flandre, ìe Neuf-foíîedes Espagnols en tient lieu depuis le pont de Campagne jusqu’aux Fontinettes,Sc un contre -fossé de cinq à six-pieds de largeur est suffisant.

Toutes les terres des déblais ont été déposées du côté d’Artois pour ser-vir de ligne, afin de pouvoir mettre des troupes à couvert derrière leur élé-vation , Sc l’on y a ménagé des rampes asin de pouvoir aborder à leur som-met avec de i’artiilerie. Dans la partie qui est depuis Saint-Omer jusqu’aux Fon-tinettes, ainsi que dans un eípace de 20 toises de longueur vers la ville d’Aire,le canal 'étant trop peu enterré , le déblai n’a produit que ce qu’il falloir pourles levées.

L’exécution de ce canal a été íùìvie fous les ordres du Ministre de la Guerre,Sc fous la conduite des Ingénieurs des fortifications, qui y étoient ordinai-rement au nombre de six ou sept, ayant un Directeur à leur tête ; c est M.Bouillard , Brigadier des armées du Roi, Sc Directeur des fortifications, quii’a conduit à íà perfection.

Les Provinces de Flandre, d’Artois, duHaynaut, du Calésis Sc du Bou-lonnois, ont fourni une grande partie des quatre millions qu on y a dépensés;ie reste a été pris íùr les fonds destinés aux fortifications.

642. Les Soldats commandés pour exécuter ces travaux, étoient détachésdes garnisons de Saint-Omer, d’Aire Sc de Saint-Venant, plus ou moins íèlon

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