484 CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XVIII.on fa rendu navigable, Sc on a ménagé ses eaux peu abondantes avec unBouzng UXsas è art infini*; le íàs de Bouzingue qui est fur ce canal, fera toujours admirépar les idées neuves qu on y a appliquées, & par la hardiesse de íà construc-tion. Cette écluse racheté par un seul Iàs une chute de 20 pieds de hauteur, à neperd que le tiers de seau qui remplit son bastìn par les réservoirs que Dubié ,Inventeur de cette écluse, a réservés íùr le penchant de la côte. Ce canal tra-verse Dixmude ou Dixmuiden , dont le territoire est renommé par ses bonsbeurres, Sc au fort de la Knocke il reçoit fYser petite rivière qu on a encorerendu navigable jusqu’au bourg de Rousbruge ; c’est entre ce bourg Sc Ypresaux environs de Poperinge que croît le houblon, le meilleur de toute la Flan-dre. Rousbruge Sc Ypres font auffi un commerce considérable de bled. DeFumes vers l’Yser est le canal appellé Loogracht , quî passe par le bourg deLoo ; Ion embouchure dans i’Yíèr est a Fintelle.ae?Lugè?à' Mais le plus beau de tous ces canaux est íàns doute celui d’Ostende àBruge, fait au commencement du dernier siècle (647) ; il communique avecle port d’Ostende par une des plus belles écluses de f Europe; Sc au traversde la ville de Bruge, il y a une ouverture considérable, appeliéeùz Coupure ,par laquelle il communique avec le canal de Gand qui n’est pas moins recom-mandable ; des vaisseaux de 3 à 4 cents tonneaux ont pénétré depuis Ostendejusqu’à Gand ; celui de Bruge est capable d’en porter de 500 tonneaux, il enmonte souvent de cette force jusqu’à Gand.
Un autre canal communique de Bruge , par Damme, à la ville de l’Ecluíeen Flandre , port des Hollandois íùr les bras de mer qui environnent laiZélande.
Au reste, on ne pouvoìt habiter uste terre presque toujours inondée, qu’encreuíànt des réíèrvoirs aux eaux, & presque tous ces réservoirs íònt naviga-bles; c’est ce qui enrichit les Pays-Bas, par le traníport plus facile des den-rées; d’ailleurs, les chemins font généralement Sc nécessairement mauvais dansces Provinces , autre raison qui a porté les habitans à creuser des canaux.Nous n’avons fait mention que des principaux canaux, il y a une quantité in-finie de branches navigables qui conduiíènt dans f intérieur des terres ; quel-quefois il y en a pour une simple ferme.
647. L’autre partie de navigation que joint le nouveau canal de la Lys à l’Aa,est plus étendue, Sc parcourt un plus grand eípace. C’est à Aire où la Lys com-mence à être navigable ; elle a son embouchure dans l’Escaut à Gartd, Sc làon retrouve la navigation de la Flandre Maritime; elle passe par Saint-Ve-nant , Merville , la Gorge , Etaire , Armentières, Warneton , Confine ,Werwik, Menin, Courtray, Harlebeke Sc Deinse; il se fait sur cette rivièreun traníport considérable de bleds. Sc elle parcourt des villes où le com-merce des toiles est très-étendu.
Entre Armentières Sc Warneton, la Lys reçoit la Deulle, on la remontepar Lille, & on a fait un canal pour la joindre à la Scarpe près du fort de ce110m, à une demi-lieue de Douay. Lille est une des villes les plus commerçâmes
* yoyesl Archit. Hydraul. de M. Bélidor, deuxième Partie, T. 2. Chap. 4. pag. 41 r.
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