CANAUX DES PAYS-BAS, Sec. 4 gy
du Royaume. Douay, outre la quantité de bled qui s’y embarque, est remar-quable par ion arsenal.
On remonte la Scarpe depuis Douay jusqu’Arras ; c’est dans cette villeoù se font les embarquemens de presque tous les bleds d’Artois ; on descendcette même rivière par Marchiennes, Hascon , Saint-Amand, jusqu à Morta-gne, où est scn embouchure dans PÊscaut.
En descendant l’Escaut depuis Mortagne, on trouve Tournay , Oudenarde,
Gand j Dendermonde Sc Anvers ou Antwerpen ; c'est au-deííous d 5 Anvers quef Escaut sc jette dans f Océan , où il forme un bras de mer qui environne laZélande (661). A Dendermonde, f Escaut reçoit la Dender, rivière navigable,
Sc à Rupelmonde, la Demer avec le canal de Bruxelles (6y 3). En remon-tant l’Escaut, on trouve la ville de Condé, près de laquelle est f embouchure dèla Haine , rivière navigable par Saint-Guistain juíqu à Mons. De Condé à Va-lenciennes , i’Escaut est encore navigable ; cest à cette dernière ville où doitaboutir le riouveau canal de Picardie. On a voulu joindre la Sambre à l’Oisc ,comme nous Pavons dit : M. d’Aumont, Directeur des fortifications dans le Hai-naut, qui a reconnu Pimportance de cette jonction, en a renouvelle le pro-jet en 1773 & I 774j elle est postìble, puisqu’une partie des eaux de la Sam-bre coule actuellement dans l’Oisc par une rigole qu’on fit autrefois pourfaire flotter vers Paris les bois qui font très-abondants en Hainaut; cepen-dant cet ouvrage est resté imparfait malgré futilité dont il auroit été pour laCapitale. Pour rendre cette navigation plus complette, pour la lier avec cellede la Flandre, Sc parvenir au même but qu on sc propofoit par le canal sou-terrain de Picardie , on pourroit joindre la Sambre à l’Escaut ; cette jonctionest postìble par le vallon où coule l’Escaillon, puisqu’il se jette dans l’Escautun peu au-deflùs de Valenciennes. On sent de quelle importance scroit cettedouble jonction ; la Meuse , l’Escaut, la Seine Sc la Loire n’auroient plusrien qui les séparât du port de Nantes Sc de celui de Dunkerque.
648. Telle est Pimmense communication pour laquelle le nouveau canal de Avantages pourSaint-Orner à Aire étoit néceflaire; mais ses avantages considérés relativement ^ sclvlce mÌKaI ‘à la défense des frontières & au service militaire, ne sent pas moins impor-tans. L’Arsenal de Douay fournit les Places maritimes ; les traníports se fai-soient par terre, ils se font à bien meilleur compte par les canaux, Sc beau-coup plus facilement. On peut aborder à toutes ces Places fortes par eau ; leport de Dunkerque seul est un objet considérable par les envois A renvoisdes trains d’artillerie. Les poudres qui se fabriquent aux moulins d’Equerdesprès de Saint-Omer, se transporteront à moindres frais a leur destination ;au lieu de fatiguer les troupes par des marches pénibles Sc souvent for-cées, on les embarque, elles se reposent, & les Soldats se trouvent frais aprèss’être approchés de plusieurs journées de leur destination ; leur arrivée auraété damant plus précipitée qu ils n auront ceísé d’avancer jour Sc nuit; onfait de quelle importance un jour est souvent en temps de guerre, même fansque la présence d’un ennemi Pexige; il en coûte si peu d’embarquer destroupes, qu on le feroit scuvent pour éviter un ou deux jours de marche.
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